Les CAF évitent la décision de la demande en Belgique
L'attribution de l'un des contrats ferroviaires les plus importants en Europe a abouti à un cas sur la responsabilité des entreprises et des institutions publiques dans la défense des droits de l'homme. La Société Nationale des Chemines de Fer Belges (SNCB) a sélectionné la société basque Construcciones et Railrencia Assistant (CAF) comme gagnante préférentielle pour un Megantrato de 3 000 millions d'euros pour la fabrication de 600 nouveaux trains, qualifiés par beaucoup comme « le contrat du siècle ''.
Mais l'opération, qui a promis d'être une impulsion stratégique pour la modernisation du transport ferroviaire belge, a conduit à une bataille judiciaire qui transcende les frontières du pays. La raison: la complicité présumée des CAF dans les «crimes de guerre, l'apartheid et les violations graves du droit international humanitaire» par sa participation au projet de tramway de Jérusalem. La demande a été déposée la semaine dernière, comme avancé L'indépendant.
L'épicentre de la controverse: Jérusalem et les colonies israéliennes
Le réseau soupçonné dans lequel la société basque est impliquée, participé par le gouvernement régional qui intègre PNV et PSOE, est un système de tramway qui relie Jérusalem occidental à plusieurs colonies israéliennes construites dans le territoire palestinien occupé. Selon la Cour internationale de justice (CIJ) et diverses résolutions de l'ONU, ces règlements sont illégaux et constituent une violation flagrante des normes impératives du droit international.
Le projet a été dénoncé pour faciliter l'annexion de Jérusalem-Est et consolider une politique de ségrégation territoriale qui exclut systématiquement la population palestinienne. Selon le Rapporteur spécial des Nations Unies, Francesca Albanese, le CAF « joue un rôle crucial dans la construction des infrastructures qui perpétue l'occupation et normalise l'apartheid ».
Dans votre rapport De l'économie de l'occupation à l'économie du génocideAlbanais détaille comment les entreprises privées – parmi lesquelles les CAF – maintiennent le cadre d'occupation israélien en participant à des infrastructures stratégiques: routes, lignes de tramway, réseaux électriques et services de transport qui «déplacent la population palestinienne et consolident les établissements illégaux». Contacté par ce journal, la société a évité de réagir aux informations. « De CAF, nous n'allons pas faire des commentaires ou des évaluations sur le sujet que vous commentiez », disent-ils quelques jours après la formation de la demande d'informations.
ONG contre CNCB: « L'argent public ne devrait pas financer l'apartheid »
Le 21 août 2025, ONG Solidarité globalisée intal, Vze VZW, 11.11.11 et Al Haq Europe Ils ont déposé une action en justice devant le Conseil de l'État belge pour suspendre le contrat.
« Le SNCB sait très bien que le CAF est directement impliqué dans de graves violations du droit international », a déclaré Ansje Vanbeselare, présidente intale. « Nous avons documenté des preuves de leur participation au déplacement forcé des Palestiniens et au développement de colonies illégales. Ce sont des crimes de guerre. Ignorer cela est une hypocrisie totale. » Pour Ludo de Babander, porte-parole de VZW, le contexte n'admet pas les ambiguïtés: «Bien que la population de Gaza soit massacrée et affamée, et le gouvernement israélien impose l'annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, il est étonnant que le SNCB ait l'intention de livrer des milliers de millions de personnes à une compagnie complice de cette police.
Les ONG exigent non seulement l'exclusion du CAF de ce contrat, mais aussi une réforme profonde des critères de passation des marchés publics en Belgique, de sorte que le respect des droits de l'homme est une exigence contraignante dans tous les processus d'appel d'offres.
La réponse SNCB
Jusqu'à présent, le SNCB a maintenu un profil bas. Le 23 juillet, son conseil d'administration a ratifié la nomination de CAF en tant que partenaire préférentiel, malgré une décision antérieure du Conseil d'État qui avait déjà suspendu le premier prix en avril.
En interne, le SNCB défend que CAF a publié des déclarations d'engagement envers les droits de l'homme, mais n'a pas fourni d'évaluation indépendante de sa participation au projet de Jérusalem. Ce silence stratégique, cependant, expose la société publique belge à des risques juridiques, financiers et de réputation, dénonce les plaignants.
Les concurrents d'Alstom et de Siemens ont également déposé des ressources juridiques, affirmant que le SNCB a violé son obligation de diligence et a favorisé un soumissionnaire avec de graves conflits éthiques.
Un contrat sous contrôle international
L'affaire n'est pas seulement un différend contractuel: un précédent européen pourrait s'asseoir. La Cour internationale de justice a rappelé que tous les États avaient l'obligation de prévenir les relations économiques qui favorisent la consolidation des colonies illégales. Cela implique que des institutions publiques telles que le SNCB ne peuvent pas embaucher avec des entreprises impliquées dans des projets qui soutiennent l'occupation, sous la peine de compromettre les obligations internationales de la Belgique.
Si le Conseil d'État confirme les plaintes, le CAF pourrait être exclu du processus et le SNCB serait contraint de reprendre l'appel d'offres. En outre, cette affaire pourrait ouvrir la porte aux enquêtes européennes sur les marchés publics et la complicité des entreprises dans les crimes de guerre.
Le SNCB, en tant qu'institution publique, est maintenant dans l'épicentre d'un débat international sur le rôle des États européens contre l'occupation de la Palestine. Pendant ce temps, le tramway de Jérusalem continue d'avancer, reliant les colonies israéliennes illégales et déplaçant les communautés palestiniennes. Pour les ONG, chaque kilomètre construit avec des sociétés tels que CAF est une blessure ouverte en droit international.
Le Conseil de l'État belge doit régner dans les semaines à venir sur la suspension finale du contrat. Les ONG croient que leur ressource prospérera, tandis que CAF et SNCB optent pour le silence.
