Irán permitirá el paso de barcos españoles por el estrecho de Ormuz

L'Iran autorisera les navires espagnols à traverser le détroit d'Ormuz

L'Iran autorisera le passage des navires espagnols par le détroit d'Ormuz, fermé depuis des jours aux navires battant pavillon de « pays hostiles » à la République islamique, estimant que l'Espagne est « un pays attaché au droit international ».

« L'Iran considère l'Espagne comme un pays attaché au droit international, c'est pourquoi il est réceptif à toute demande de Madrid », a indiqué l'ambassade iranienne en Espagne, sans fournir plus de détails.

La menace de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz – ou de restreindre le transit aux navires en provenance de pays considérés comme « hostiles » – est devenue l'un des principaux facteurs de pression dans l'escalade régionale actuelle. Les responsables iraniens ont averti qu’ils pourraient empêcher le passage sélectif de navires liés à des États impliqués dans des actions militaires ou des sanctions contre Téhéran, ce qui élèverait le conflit au niveau économique mondial.

Les autorités iraniennes ont présenté cette mesure comme une réponse légitime en cas d'escalade de la guerre, soulignant que le contrôle du détroit – par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial – constitue un instrument de dissuasion stratégique. Dans ce contexte, la possibilité d’un arrêt partiel, dirigé spécifiquement contre les « pays hostiles », suggère une stratégie plus calibrée qu’un blocus total, cherchant à maximiser l’impact sur ses adversaires sans nécessairement provoquer une interruption complète du commerce mondial de l’énergie.

Cependant, les analystes préviennent que même une restriction sélective pourrait déclencher une réaction militaire immédiate de la part des États-Unis et de leurs alliés, qui considèrent la libre navigation à travers Ormuz comme une ligne rouge. En outre, le simple risque de perturbation met déjà à rude épreuve les marchés de l’énergie, le détroit se consolidant comme le principal point de friction géoéconomique de la guerre.

Communication à l'ONU

L'Espagne rejoint ainsi des pays comme la Malaisie et la Thaïlande, qui sont devenus ces dernières semaines des exemples concrets du modèle de transit sélectif que l'Iran applique dans le détroit d'Ormuz. Les deux pays, considérés par Téhéran comme des acteurs non hostiles, ont réussi à garantir le passage de leurs navires grâce à des contacts diplomatiques directs, évitant ainsi les restrictions qui affectent les États alignés sur Washington. Dans le cas de la Malaisie, le transit a été autorisé après des négociations bilatérales qui ont souligné sa neutralité, tandis que la Thaïlande a suivi un schéma similaire, assurant le passage des pétroliers avec des garanties iraniennes après coordination préalable.

Ce schéma trouve son soutien formel dans la communication envoyée par l'Iran aux organisations internationales, notamment la circulaire diffusée par l'Organisation maritime internationale (OMI). Dans ce document, Téhéran précise que « le détroit d'Ormuz reste ouvert et le trafic maritime n'a pas été suspendu », mais introduit une distinction essentielle : le passage est conditionné au respect des mesures de sécurité issues du conflit.

La lettre précise que les navires liés à des pays considérés comme agresseurs – en référence aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés – ont vu leur transit restreint, tandis que les navires en provenance d’États non hostiles peuvent continuer à traverser le détroit s’ils ne participent pas à des actions militaires et ne respectent pas les règles imposées par l’Iran. Concrètement, le texte souligne que ces navires « peuvent bénéficier d'un passage en toute sécurité » à condition qu'il y ait une coordination avec les autorités iraniennes et qu'ils respectent les réglementations établies.

Dans le même temps, l’Iran justifie ces mesures comme faisant partie de son « droit inhérent de légitime défense » après les attaques subies, insistant sur le fait que les restrictions sont « proportionnées » et dirigées exclusivement contre ceux qui participent à l’agression. Cette formulation institutionnalise, de facto, le modèle déjà reflété dans les cas de la Malaisie et de la Thaïlande : un détroit formellement ouvert, mais segmenté opérationnellement selon des critères politiques et un alignement dans le conflit.

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