Un groupe de hackers marocains menace Pedro Sánchez
Elles constituent un véritable casse-tête pour les autorités marocaines. Le groupe de les pirates Jabaroot a mis en échec à plusieurs reprises la Direction générale de la sécurité du territoire (DGST), le tout-puissant service de renseignement marocain. Et après avoir divulgué lundi les données de 70 000 agents d’espionnage alaouites présumés, ils tournent désormais leur attention vers notre président du gouvernement.
« Qui est intéressé par les données originales de Pegasus liées à Pedro Sánchez ? » ont-ils demandé via leur nouvelle chaîne d'information. Télégramme. Le précédent avait été capturé il y a quelques jours, après avoir menacé de publier les données des renseignements marocains. Une menace qu'ils ont mise à exécution après que les autorités de Rabat n'ont pas répondu à leurs demandes : excuses officielles pour le drame qui a fait plus d'une centaine de morts à Ceuta et la suspension des élections législatives du 23 septembre, entre autres.
Après la méga fuite de ce lundi, qui, si elle se confirmait, constituerait la plus grande faille de sécurité connue à la DGST, le les pirates de Jabaroot cible désormais Pedro Sánchez. Et ils le font en soulignant l'infiltration du téléphone portable du président à travers le logiciel Pegasus, le programme d'espionnage israélien utilisé par les renseignements marocains.
Les soupçons sur la responsabilité présumée du Maroc dans l'espionnage du chef de l'Exécutif n'ont pas tardé à surgir lorsqu'on a appris que la faille de sécurité avait eu lieu. La première infiltration du téléphone portable de Sánchez a eu lieu le 19 mai 2021, juste après la crise provoquée par l'accueil médical en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, et l'entrée massive de milliers de migrants à Ceuta. Une seconde intrusion a eu lieu quelques jours plus tard.
Cinq ans plus tard les pirates Les Marocains remuent une fois de plus le nid de frelons, faisant allusion à la possibilité de savoir quel contenu a été extrait du téléphone portable de Sánchez, ce qui n'a pas été révélé jusqu'à présent. Et ils le font dans un contexte similaire à celui qui a entouré la violation de la sécurité du Président du Gouvernement. Il y a moins d’un mois a eu lieu la plus grande entrée d’immigrants irréguliers sur le territoire espagnol en provenance du Maroc dans l’histoire. Ainsi, la crise à Ceuta continue de réserver des surprises du côté des services de renseignement.
