Le castrisme se renforce à La Havane : « Raúl est Raúl »
Le régime cubain a resserré les rangs ce vendredi autour de Raúl Castro après l'offensive judiciaire lancée depuis les États-Unis contre l'ancien président, formellement accusé de la destruction de deux petits avions appartenant à une organisation d'opposition en 1996. La réponse de La Havane a été immédiate : mobilisation, discours anti-impérialiste et avertissement direct de la famille Castro.
« (Nous sommes) prêts au combat. Personne ne va l'enlever. Je peux vous l'assurer. Ni à lui ni à personne », a déclaré Mariela Castro à l'issue d'une manifestation organisée dans la capitale cubaine. La fille de l'ancien président a également assuré que son père était « très calme », suivant les événements à distance et « souriant ».
Mariela Castro, parlementaire et directrice du Centre national d'éducation sexuelle (Cenesex), a défendu l'esprit de résistance du castrisme et a rappelé une phrase courante de Raúl Castro : « Personne ne me prend vivant. On me surprend en train de me battre ».
La dirigeante cubaine a insisté sur le fait que sa famille et le reste des citoyens étaient prêts « à toute circonstance » et a assuré que Cuba maintenait son expérience de combat contre « l'impérialisme dirigé par les États-Unis », recueillie par EFE.
« Ici, nous sommes prêts à combattre l’impérialisme », a-t-il déclaré lors d’un événement massif auquel ont participé des milliers de personnes et une bonne partie du noyau dur du pouvoir cubain, parmi lesquels Alejandro Castro Espín et Raúl Guillermo Rodríguez Castro, deux personnalités importantes dans les contacts entretenus avec Washington ces dernières années.
La mobilisation a été interprétée dans l'île comme une démonstration de cohésion politique face à la pression croissante des États-Unis, qui ont renforcé ces dernières semaines les sanctions contre Cuba et intensifié le blocus pétrolier.
Le ministère américain de la Justice a accusé cette semaine Raúl Castro d'avoir abattu deux petits avions appartenant à une organisation d'opposition et la mort de leurs quatre membres d'équipage en 1996, lorsque l'ancien président était ministre des Forces armées révolutionnaires.
Par la suite, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a qualifié Raúl Castro de « fugitif » de la justice américaine et a laissé entendre la possibilité de tenter de le traduire devant les tribunaux américains.
Ces déclarations ont déclenché des spéculations sur une éventuelle tentative de capture similaire à celle que Washington a récemment menée contre Nicolás Maduro, qui fait également face à des accusations aux États-Unis.
