El presidente de Estados Unidos, Donald Trump.

Les États-Unis assurent que l'Espagne « a accepté de coopérer » militairement et le gouvernement le dément

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a assuré mercredi que l'Espagne « a accepté de coopérer avec l'armée américaine » suite à la menace hier de Donald Trump de couper tout commerce avec Madrid et même d'imposer des embargos. Le porte-parole a précisé que cet hypothétique changement ou rapprochement se serait produit « dans les dernières heures ». Le gouvernement espagnol l'a catégoriquement démenti. « C'est faux », répondent les sources de la Moncloa L'Indépendant.

« Je pense qu'hier vous avez entendu haut et fort le message de Trump. L'armée américaine se coordonne avec ses homologues en Espagne. Mais le président espère que toute l'Europe, tous nos alliés européens, bien sûr, coopéreront à cette mission tant attendue, non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour l'Europe », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse depuis Washington.

« Je le nie catégoriquement »

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, l'a démenti « fermement » dans des déclarations au Être en chaîne. « La position du gouvernement espagnol sur les bombardements au Moyen-Orient n'a pas changé. Honnêtement, je n'ai aucune idée d'où cela vient. La position du gouvernement espagnol sur l'utilisation des bases [de Rota y Morón de la Frontera] et les bombardements en Iran n'ont pas changé du tout. » « Je serai le porte-parole de la Maison Blanche mais vous êtes le ministre des Affaires étrangères », a-t-il déclaré avec défi. « Je n'ai ni envie ni le temps de spéculer. »

« Vous ne pouvez pas imaginer les appels et les messages de soutien que nous avons reçus », s'est vanté Albares. « Notre position de non à la guerre est absolue et ferme », a souligné celui qui a souligné une fois de plus que l'Espagne est « un pays souverain ».

Quelques heures plus tôt, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait assuré mercredi que le refus de l'Espagne de permettre que ses bases soient utilisées pour l'opération militaire contre l'Iran était « inacceptable » et que cette position mettait « des vies américaines en danger ».

En entretien avec CNBCBessent n'a pas voulu donner de détails sur la manière dont les États-Unis appliqueraient « l'embargo » commercial que le président américain Donald Trump a proposé hier contre l'Espagne pour sa faible contribution aux dépenses de défense dans le cadre de l'OTAN et pour le refus de permettre aux États-Unis d'utiliser les bases de Rota et Morón dans l'opération « Epic Fury ».

A lire également