Las feministas de Marruecos cargan contra las nuevas leyes electorales:

« Discriminatoire dans le fond et dans la forme »

Un groupe d'une vingtaine d'ONG féministes marocaines a dénoncé que les lois électorales approuvées ces derniers mois pour les élections législatives prévues le 23 septembre ne tenaient pas la promesse d'égalité entre les deux sexes.

« Les lois électorales adoptées n'ont pas tenu les promesses de la Constitution en matière d'égalité et ont limité le nombre de femmes à un tiers. Par ailleurs, la loi modifiée sur la Cour constitutionnelle a maintenu la même philosophie discriminatoire, tant dans la forme que dans le fond », a dénoncé le collectif « Printemps de la Dignité » dans une déclaration à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

Après les dernières élections législatives, en septembre 2021, le quota féminin a augmenté et le nombre de femmes est passé de 81 à 96, soit environ un quart des 395 députés que compte la Chambre des représentants marocaine (faible).

Le groupe féministe a souligné que les projets de loi récemment approuvés ne sont « que des étapes incomplètes qui ont déçu le mouvement féministe », malgré le fait que le gouvernement marocain a proposé l'année dernière une initiative visant à faciliter les candidatures des moins de 35 ans et à renforcer la représentation parlementaire des femmes.

« La coalition Printemps de la Dignité exige que soient corrigées les omissions présentes dans les lois électorales récemment adoptées dans la future législation », indique la note.

D'autre part, le groupe féministe a critiqué le fait que la loi 103.13 contre la violence de genre n'est pas suffisante « pour garantir une protection réelle et un effet dissuasif contre la violence », tout en appelant à accélérer la création de l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination et à renforcer son rôle de « supervision de la législation et des politiques ».

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