La fin du veto hongrois permettra à l'UE d'ouvrir des négociations pour l'adhésion de l'Ukraine
Ce mercredi, l'Union européenne a entamé les préparatifs pour ouvrir le premier bloc de négociations formelles pour l'adhésion de l'Ukraine, après la levée du veto hongrois, ce qui représente une étape clé dans ce processus qui nécessite l'unanimité des Vingt-Sept.
Les États membres ont donné leur feu vert pour entamer ces négociations avec l'Ukraine et la Moldavie, candidate à l'adhésion, lors d'une réunion des ambassadeurs permanents de l'UE qui s'est tenue aujourd'hui à Bruxelles, comme l'a rapporté la présidence chypriote en exercice.
Cette position commune pour ouvrir le premier cluster (bloc thématique) de négociations avec les deux pays doit maintenant être formellement adoptée par les Vingt-Sept la semaine prochaine, dans le but d'entamer formellement ces contacts lors de deux conférences interministérielles prévues le 15 juin à Luxembourg, comme l'expliquent des sources communautaires, selon EFE.
Le début du processus susmentionné « représente une étape importante sur le chemin de l'intégration européenne » de l'Ukraine et de la Moldavie, selon un porte-parole de la présidence chypriote, qui a souligné que cela envoie « un message fort d'unité et de détermination » au sein de l'UE et reflète « la priorité stratégique » des politiques d'élargissement de la communauté.
L'Ukraine a demandé à rejoindre l'UE en février 2022 après l'invasion de la Russie, est devenue un pays candidat en un éclair en juin de la même année et les négociations d'adhésion ont officiellement débuté en juin 2024.
Jusqu'à la récente défaite électorale de l'ancien Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, ce pays bloquait l'ouverture des six clusters ou blocs thématiques qui organisent les 35 chapitres techniques qui composent le processus d'adaptation du pays à la législation européenne. Cette étape nécessite l’unanimité des Vingt-Sept, à chaque étape du chemin vers l’adhésion à l’UE.
Ces dernières années, l'Ukraine a continué à mettre en œuvre les réformes convenues avec Bruxelles, particulièrement préoccupée par la situation de corruption dans le pays et par la continuité du conflit généré par l'invasion russe en 2022.
