El secretario de Estado para la UE del Gobierno de España, Fernando Sampedro Marcos

Le gouvernement espère que l'UE accepte le catalan comme langue officielle

Le secrétaire d'État chargé de l'Union européenne, Fernando Sampedro, espère que le catalan, le galicien et le basque seront reconnus comme langues officielles de l'UE avant d'ouvrir le bloc à de nouveaux États membres. À la demande de l'Espagne, le sujet sera abordé le 22 septembre lors du Conseil Affaires générales à Bruxelles, ce qui sera la première fois depuis plus d'un an qu'il atteint un niveau ministériel après avoir échoué en juillet 2025 en raison des réserves de partenaires comme l'Allemagne.

Il n’y aura pas de décision ni de débat approfondi, mais plutôt un point parmi plusieurs à l’ordre du jour sur lequel Sampedro fera le point. La nouveauté stratégique réside dans le fait d'encadrer la consultation sous le titre « langues officielles et expansion ». L'Espagne s'interroge sur le fait qu'en cas d'adhésions futures comme celles de l'Albanie ou du Monténégro, les réglementations linguistiques de leurs langues seront modifiées, sans avoir au préalable reconnu les langues officielles dans un État membre depuis 40 ans.

Sampedro a souligné à Dublin que l'Espagne soutenait fermement l'expansion européenne, mais espérait que les attentes de 20 millions de citoyens seraient satisfaites plus tôt. A la question de savoir si l'absence d'accord entraînerait un veto espagnol sur les nouvelles incorporations, il a exprimé sa conviction que la situation sera résolue beaucoup plus tôt.

Le long chemin pour parvenir à l’unanimité

Le format choisi dans l'ordre du jour n'accorde que quelques minutes d'intervention à l'Espagne sans garantir que les autres membres prennent la parole. Le dossier a été promu pour la première fois en août 2023 dans le cadre des accords du gouvernement avec Junts pour l'investiture de Pedro Sánchez, le mettant en débat à diverses occasions sous des présidences comme celles de la Belgique, de la Pologne ou du Danemark sans parvenir à un consensus.

Le grand obstacle réside dans la nécessité de l’unanimité. Pour apaiser les réticences juridiques et la crainte des autres États de créer un précédent avec leurs langues minoritaires, l'Espagne s'est engagée à en assumer les coûts (environ 132 millions d'euros par an) et a proposé en 2025 une application progressive à partir de 2027 limitée à la traduction des règlements du Conseil et du Parlement. En outre, il défend qu'il s'agit de langues reconnues dans la Constitution, utilisées dans les Cortes Generales et dans lesquelles des traités européens sont déjà traduits.

Malgré les efforts, des réticences persistent parmi au moins sept à dix délégations. L'Espagne prétend avoir le soutien ou la non-opposition de 20 pays, mais la position ferme de l'Allemagne (soutenue par des rapports suggérant la nécessité de réformer les traités) ralentit les progrès. Bien qu’en octobre 2025 les deux pays se soient mis d’accord sur des négociations bilatérales, les contacts entre le ministre José Manuel Albares et son homologue allemand en mai 2026 ont confirmé que Berlin maintenait ses doutes intacts.

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