Macron se rendra en Espagne fin septembre
Le président français Emmanuel Macron effectuera une visite officielle en Espagne les 29 et 30 septembre, au cours de laquelle il rencontrera le roi Felipe VI et le président du gouvernement, Pedro Sánchez, selon 'La Vanguardia' et des sources institutionnelles de la Moncloa ont confirmé à Europa Press.
Agenda diplomatique
Le président français y sera accompagné de son épouse, Brigitte Macron, et sera reçu par les rois, huit ans après le voyage officiel de Felipe VI et Letizia à Paris, en octobre 2018. Depuis lors, cette visite était en attente, qui a été reportée pour diverses raisons, dont l'impossibilité de ratifier définitivement le Traité d'amitié.
Signé par Sánchez et Macron lors du sommet tenu à Barcelone en janvier 2023, la controverse autour de l'article 2.4, qui prévoit qu'un ministre peut participer au Conseil des ministres de l'autre, au moins une fois tous les trois mois et par rotation, a empêché jusqu'à présent sa ratification légale.
Le gouvernement a tenté de l’approuver pour la première fois en 2025, mais a échoué en raison de l’abstention de Junts et Podemos au Congrès. Un an plus tard, l'initiative fut à nouveau soumise au vote et pour surmonter cet obstacle, ils parvinrent à un « accord interprétatif » par lequel les ministres français seraient invités à participer à des réunions « ad hoc » mais pas au Conseil des ministres lui-même.
L'écueil du Traité
Cependant, ceux d'Alberto Núñez Feijóo continuent de le rejeter et ont utilisé leur majorité absolue au Sénat pour paralyser temporairement son entrée en vigueur. Le PP considère que le point susmentionné est contraire à la Constitution et a approuvé une demande de la Chambre haute visant à demander à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur la question.
Si le TC soutient la thèse du gouvernement, le vote reviendrait au Congrès et se poursuivrait, comme on pouvait s'y attendre, avec les votes favorables de la majorité parlementaire d'investiture.
Au contraire, l’Assemblée nationale et le Sénat français ont déjà donné leur feu vert au traité en mars 2025 et Paris attend donc que l’Espagne fasse de même.
La crise de Ceuta
Le voyage officiel de Macron aura également lieu en pleine crise due à la situation dans la ville autonome de Ceuta, deux mois après l'entrée massive d'environ 80 000 personnes de manière irrégulière le 30 juillet, après quoi le président français a exprimé sa « solidarité européenne » avec Sánchez et a proposé son aide à l'Espagne à travers l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).
Le dirigeant français n'a pas rejoint les critiques dirigées par l'Italie contre l'Espagne, qui réclamaient son expulsion de l'espace européen de libre circulation connu sous le nom de « Schengen » et établissaient des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs.
