au moins 254 morts et 1 165 blessés
L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz à la navigation des pétroliers en réponse à l'attaque israélienne contre le Liban qui a eu des conséquences dévastatrices. Cette mesure a été rapportée par l'agence Fars, liée aux Gardiens de la révolution iranienne, qui a indiqué que « le passage des pétroliers par le détroit d'Ormuz a été stoppé après les attaques israéliennes contre le Liban ».
Bien que deux pétroliers aient été autorisés à transiter « sans problème » ce matin, après l'instauration de la trêve de deux semaines, le Liban a été exclu de cet accord. L'armée israélienne a lancé ce mercredi sa plus grande offensive depuis le début du conflit le 2 mars, menant une vague de bombardements simultanés dans le sud et l'est du pays, ainsi qu'à Beyrouth et ses environs qui n'avaient pas été attaqués auparavant.
Selon Israël, la cible était une centaine de casernes et d'infrastructures militaires du groupe chiite libanais Hezbollah, même si les lieux touchés comprenaient également des immeubles résidentiels dans les zones centrales de la capitale.
La Défense civile libanaise a porté le bilan à au moins 254 morts et 1.165 blessés, reflétant l'ampleur sans précédent des bombardements dans différentes régions du pays. L'escalade militaire s'est produite quelques heures après l'accord d'un cessez-le-feu en Iran, qu'Israël considérait comme ne s'appliquant pas au territoire libanais, soulignant la complexité de la situation régionale.
Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé ce qui s'est passé comme un « massacre » et a averti que les attaques ignorent les efforts visant à parvenir à la paix au Moyen-Orient après le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. De son côté, l'Iran a également dénoncé des violations de l'accord sur son territoire, notamment des attaques contre une raffinerie sur l'île de Lavan et l'interception d'un drone dans la ville de Lar, promettant « une réponse ferme et énergique ».
Dans ce contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchí, a assuré que les États-Unis « doivent choisir entre un cessez-le-feu ou la poursuite de la guerre à travers Israël. Ils ne peuvent pas avoir les deux ». Araqchi a souligné que « les termes du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis sont clairs » et a ajouté : « Le monde est témoin du massacre au Liban. La balle est dans le camp des États-Unis et le monde attend de voir s'ils respecteront leurs engagements ».
Selon le journal américain Wall Street Journal, Téhéran conditionne sa participation aux négociations prévues ce vendredi à Islamabad à l'extension également du cessez-le-feu au Liban. La combinaison de l’offensive israélienne et de la réponse iranienne génère un scénario de forte tension internationale, avec des implications directes sur le trafic pétrolier mondial et la stabilité régionale.
