« Merkel ou Scholz avaient un esprit différent »
« Je ne peux pas imaginer la chancelière Merkel ou le chancelier Scholz faire des déclarations de ce type. C'était un autre esprit européen. » José Manuel Albares a critiqué l'attitude que Friederich Merz a maintenue ce mardi à la Maison Blanche lors de sa rencontre avec Donald Trump.
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a exprimé la « surprise » du gouvernement face au fait que Merz n'ait pas pris la défense de l'Espagne face aux critiques du président américain Donald Trump et à sa menace de suspendre le commerce.
Albares s'est dit convaincu qu'Angela Merkel ou Olaf Scholz n'auraient pas agi de la même manière, dans des déclarations à la télévision espagnole rapportées par Europa Press.
Le ministre a indiqué qu'il s'était entretenu par téléphone avec son homologue allemand, Johann Wadepuhl, après ce qu'il a vécu la veille dans le Bureau Ovale, lorsque Trump a attaqué l'Espagne pour ne pas avoir autorisé l'utilisation des bases de Rota et Morón pour l'opération en Iran et pour ne pas avoir alloué 5% du PIB aux dépenses de défense.
La comparaison avec le Groenland
Le chancelier allemand s'est limité à soutenir le président américain, confirmant que l'Espagne était le seul pays à ne pas avoir accepté d'atteindre l'objectif de 5% fixé par l'OTAN et soulignant qu'il essayait de « convaincre » le gouvernement espagnol de le faire.
Comme l'a expliqué Albares, il a fait part à son homologue allemand de « notre surprise face à ces paroles ». « Quand on partage avec un pays une monnaie, une politique commerciale commune, un marché commun, on s'attend à la même solidarité que l'Espagne » a eue avec le Danemark en raison des « désirs » des Etats-Unis de s'emparer du Groenland, avec les pays du flanc oriental ou en livrant des armes à l'Ukraine.
Ce gouvernement, a ajouté le ministre, a déjà rencontré trois chanceliers en Allemagne, la chrétienne-démocrate Angela Merkel, le social-démocrate Olaf Scholz et l'actuel leader de la CDU Merz. « Je ne peux pas imaginer la chancelière Merkel ou le chancelier Scholz faire des déclarations de ce type. C'était un autre esprit pro-européen », a souligné Albares sur TVE.
