Ron Arad, el piloto desaparecido hace 40 años con el que Israel justifica su última incursión terrestre en el Líbano

Ron Arad, le pilote disparu il y a 40 ans avec lequel Israël justifie sa dernière incursion terrestre au Liban

A la recherche d'un pilote disparu il y a quatre décennies et présumé mort en 2006. L'armée des Forces de défense israéliennes (FDI) a assuré ce samedi qu'une des opérations terrestres lancées dans la nuit dans l'est du Liban visait à rechercher des restes ou des indices liés à l'Israélien Ron Arad, disparu depuis 1986 après avoir été capturé en territoire libanais.

Selon un communiqué militaire, les forces spéciales israéliennes ont mené un raid nocturne dans la vallée de la Bekaa pour tenter de localiser « les découvertes liées à la disparition du pilote Ron Arad ». L'armée a ajouté que l'opération s'est terminée sans blessé parmi les troupes israéliennes et qu'aucune preuve liée au soldat n'a été trouvée.

La mission s'est déroulée dans la ville de Nabi Chit, dans l'est de la vallée de la Bekaa. Selon les informations recueillies par le journal Haaretzdes hélicoptères israéliens transportaient des troupes qui atterrissaient dans les zones montagneuses voisines avant d'avancer vers le village, tandis que des avions bombardaient les environs pour isoler la zone.

« Ramenez tous les enfants d'Israël »

L'armée israélienne affirme qu'elle continuera à mener des opérations similaires. « Nous continuerons d’agir jour et nuit avec l’engagement de ramener tous les enfants d’Israël, les morts et les disparus », indique le communiqué militaire.

L’opération s’inscrit dans le cadre d’une escalade militaire plus large au Liban. Les forces israéliennes auraient eu la collaboration d'un officier libanais qui les a guidées lors de l'opération. Le journal rappelle également qu'en décembre dernier, Israël a capturé un responsable de la sécurité libanaise qui aurait eu des informations sur le sort d'Arad.

Le mouvement chiite Hezbollah a affirmé que les combattants du groupe avaient affronté directement les troupes israéliennes après l'atterrissage de quatre hélicoptères dans la zone montagneuse près de Nabi Chit. Selon le groupe, les combats se sont intensifiés lorsque les forces israéliennes ont eu recours à des bombardements aériens et à des tirs nourris pour assurer leur retrait.

L'Agence nationale de presse libanaise a fait état d'au moins 26 morts dans les bombardements et les tirs au cours de l'opération dans la Bekaa.

Une affaire qui a marqué Israël pendant des décennies

L’histoire de Ron Arad est l’un des épisodes les plus persistants de la mémoire collective israélienne. Né en 1958 à Hod Hasharon, dans le centre d'Israël, Arad a rejoint l'armée de l'air israélienne en tant que navigateur – l'officier de bord spécialisé qui calcule la trajectoire, surveille le carburant et guide l'avion – et faisait partie de l'équipage des chasseurs-bombardiers F-4 Phantom, fréquemment utilisés lors de missions au-dessus du Liban dans les années 1980.

Le 16 octobre 1986, il participait à une opération aérienne contre des positions palestiniennes au sud du Liban lorsque son avion tomba en panne et fut contraint de s'éjecter avec le pilote. Alors que le pilote a été secouru par les forces israéliennes, Arad est tombé dans un territoire contrôlé par des milices chiites et a été capturé par le groupe Amal, qui l'a ensuite livré à une faction liée à l'Iran.

Durant les premières années après sa capture, plusieurs preuves de vie furent reçues. Des lettres écrites par Arad lui-même et des photographies publiées par ses ravisseurs confirment qu'il était toujours en vie à la fin des années 1980. À partir des années 1990, son parcours devient de plus en plus diffus. Les autorités israéliennes ont soutenu pendant des années qu’il avait été transféré entre les mains d’acteurs liés à l’Iran, sans toutefois pouvoir le confirmer de manière concluante.

L'affaire est devenue une cause nationale en Israël. Pendant des décennies, son épouse, Tami Arad, et sa fille Yuval ont mené des campagnes publiques exigeant des informations sur son sort. Son nom symbolise la promesse de l’État israélien de ne jamais abandonner ses soldats disparus ou capturés.

Israël a tenté d’obtenir des informations par le biais de négociations indirectes, d’opérations de renseignement et même d’échanges de prisonniers. Cependant, aucun de ces efforts n’a permis de clarifier définitivement ce qui est arrivé à Arad.

En 2016, Israël a officiellement déclaré Ron Arad mort, concluant qu’il était probablement décédé quelques années après sa capture. Malgré cela, les forces armées et les services de renseignement continuent de rechercher toute preuve susceptible de confirmer leur sort ou de récupérer d'éventuels restes.

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