Sánchez exige « une désescalade immédiate et le plein respect du droit international » après l'offensive américaine et israélienne contre l'Iran
Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a rejeté l'action militaire des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, estimant qu'elle représente une escalade et contribue à un ordre international « plus incertain et hostile ». Il a également rejeté les actions du régime iranien et des Gardiens de la révolution et a averti que « nous ne pouvons pas nous permettre une autre guerre prolongée et dévastatrice au Moyen-Orient ».
C'est ainsi que le directeur général s'est exprimé sur ses réseaux sociaux. Sánchez exige également « une désescalade immédiate et le plein respect du droit international » et a défendu qu'« il est temps de reprendre le dialogue et de parvenir à une solution politique durable pour la région ». De même, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a exigé samedi « le respect du droit international » après l'attaque coordonnée entre les États-Unis et Israël contre l'Iran et a appelé à la « désescalade » et au « dialogue » comme « voie vers la paix et la stabilité ».
De son côté, le ministre de la Culture, Ernest Urtasun, a qualifié l'offensive des États-Unis en collaboration avec Israël d'« attaque illégale » et a défendu que l'Union européenne doit avancer dans la construction d'une autonomie politique et militaire.
Comme il l'a expliqué dans une interview à Catalunya Ràdio, le recours à la force ne peut être utilisé que dans des cas tels que la légitime défense ou avec l'autorisation du Conseil de sécurité, c'est pourquoi il le considère comme une attaque « unilatérale » et « illégale » aux yeux du droit international.
Urtasun a souligné que l'Union européenne doit « élever la voix », défendre le droit international et renforcer son indépendance. « L'autonomie militaire signifie mettre fin à la dépendance militaire à l'égard des Etats-Unis, et cela implique la construction d'une défense européenne, qui s'est construite petit à petit mais nous y allons trop petit à petit », a-t-il ajouté.
De son côté, la ministre de la Santé, Mónica García, a condamné l'intervention militaire et a accusé Donald Trump et Benjamin Netanyahu de « bouleverser l'ordre et la paix mondiaux ». Lors d'un événement au Más Madrid, il a émis une « condamnation absolue » de ce qu'il a défini comme une « nouvelle opération impérialiste », même si elle se produit contre une « théocratie » et une « dictature » comme celle iranienne.
L'ambassade d'Espagne à Téhéran « surveille de près » la situation en Iran, où se trouvent 158 Espagnols, selon des sources du ministère des Affaires étrangères. Les recommandations aux voyageurs étaient déjà au « plus haut niveau d'alerte », déconseillant « totalement » de voyager dans le pays et recommandant à ceux qui s'y trouvent de le quitter « en utilisant les moyens disponibles ».
L'ambassade d'Espagne en Israël conseille aux Espagnols de suivre les recommandations des autorités israéliennes et de rester à proximité des refuges « face à l'escalade de la situation ».
