L'Algérie demande à reprendre le dialogue entre le Polisario et le Maroc

L'envoyé de l'ONU pour le Sahara attend les propositions du Maroc et du Polisario pour entamer les négociations

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, a qualifié mercredi d' »importante » la résolution qui a prolongé d'un an la Mission pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), et a noté qu'il attend des propositions des parties pour « élaborer un large agenda » qui aboutisse à des négociations.

Le texte approuvé par l'ONU soutient des négociations « sans conditions préalables » basées sur la proposition marocaine d'autonomie. « La résolution est significative car elle démontre une énergie renouvelée et une détermination internationale pour résoudre ce conflit », a déclaré De Mistura lors d'une conférence de presse de l'organisation recueillie par Efe.

De même, il a noté que « le vrai travail commence maintenant » pour « parvenir à une solution mutuellement consensuelle », et a exprimé sa confiance dans les parties et les membres du Conseil de sécurité pour participer « de manière constructive afin de maintenir une dynamique positive ».

L'envoyé a ajouté que la résolution « fournit un cadre pour les négociations », qui « ne prescrit pas de résultat qui, comme toujours, pour être durable, doit découler de négociations menées de bonne foi ».

« Rappelons à tous que participer aux négociations ne signifie pas automatiquement accepter un résultat. Par exemple, seul le consentement peut satisfaire au principe d'autodétermination », a-t-il souligné.

Il a également indiqué qu'il espère apprendre du Maroc « le contenu d'un plan d'autonomie élargi et actualisé » et qu'il invitera toutes les parties à « présenter des propositions et des suggestions afin que les Nations Unies puissent élaborer un large agenda afin que des conversations directes ou indirectes puissent avoir lieu sur les questions les plus pertinentes ».

Le roi du Maroc, Mohamed VI, a qualifié la résolution de « changement historique », tandis que le chef du gouvernement sahraoui, Buchraya Hamudi Bayunno, a expliqué que le texte n'impose pas l'autonomie marocaine, car il laisse la porte ouverte à d'autres propositions et à ce que la solution soit « acceptée par les deux parties ».

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