Macron confirma la muerte de un segundo casco azul francés en Líbano tras una emboscada atribuida a Hizbulá

Macron confirme la mort d'un deuxième casque bleu français au Liban après une embuscade attribuée au Hezbollah

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mort d'un deuxième casque bleu français de la Force de l'ONU au Liban (FINUL) qui avait été grièvement blessé dans l'incident au cours duquel un premier soldat est mort sur le coup, une embuscade que Paris attribue au Hezbollah.

Il s'agit du caporal-chef Anicet Girardin, qui avait été rapatrié en France ce mardi après avoir été grièvement blessé lors de l'accrochage de samedi dernier au cours duquel est tombé le chef de son unité, le sous-officier Florian Montorio, a indiqué Macron sur ses réseaux sociaux.

Ce sont désormais trois victimes françaises au Moyen-Orient depuis le début des bombardements américains et israéliens contre l'Iran le 27 février, suite à la mort il y a un mois du sous-officier Arnaud Frion dans la région d'Erbil, au Kurdistan irakien, dans une attaque de drone contre son unité que la France attribue à une milice pro-iranienne, rassemblée par EFE.

La ministre de la Défense, Catherine Vautrin, a précisé que Girardin avait été blessé alors qu'il tentait de porter secours à Montorio, abattu par une milice alors qu'il participait à une opération de déminage, une des missions assignées à la FINUL.

L'unité à laquelle participaient les deux militaires s'est retrouvée au centre d'une embuscade alors qu'ils tentaient de retirer un engin explosif sur une route du sud Liban.

A cette époque, ils ont été la cible de nombreux tirs « de combattants du Hezbollah pris en embuscade à bout portant », a indiqué le ministre, même si la milice chiite a nié son implication dans cette attaque.

Girardin, 31 ans, « était en train d'aider le chef de son détachement, qui venait de tomber, lorsqu'il a été grièvement blessé », a indiqué Vautrin, qui a indiqué que le caporal avait été rapatrié ce jeudi « avant de succomber à ses blessures ».

Le militaire, spécialisé dans le dressage de chiens, appartenait au 132e régiment d'infanterie cynologique de Suippes.

Après la mort de Montorio, la France a reçu l'assurance des autorités libanaises qu'elles feraient tout leur possible pour élucider cette embuscade et arrêter ses auteurs.

Macron, qui n'a laissé aucun doute sur l'implication du Hezbollah dans cette attaque, a précisé qu'il ne visait pas spécifiquement la France mais plutôt la FINUL, dont il considérait la mission essentielle pour parvenir au désarmement du groupe chiite.

Le Premier ministre libanais lui-même, Nawaf Salam, a condamné l'attentat ce mercredi lors d'une visite à Macron à Paris, où il a réitéré sa volonté de clarifier l'événement et de mettre fin à la capacité d'action du Hezbollah.

Le président français, pour sa part, a réitéré son soutien au gouvernement libanais, notamment dans son action contre le groupe armé, dont l'implication dans les tensions actuelles au Moyen-Orient, a-t-il dit, a entraîné le Liban dans une guerre « qui n'est pas la sienne ».

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