La France confirme un résultat positif à l'hantavirus et les États-Unis isolent un cas
L'épidémie d'hantavirus sur le navire de croisière MV Hondius, qui a déjà fait trois morts, a déclenché l'alarme internationale après la confirmation des premières infections parmi les passagers rapatriés des îles Canaries. La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a officialisé qu'une des françaises évacuées a été testée positive au virus après que son état de santé s'est aggravé pendant la nuit, c'est pourquoi elle se trouve actuellement dans un hôpital spécialisé en maladies infectieuses.
De leur côté, les États-Unis ont également signalé un cas positif et un autre cas symptomatique, même si le secrétaire d'État espagnol à la Santé, Javier Padilla, a précisé que le patient américain avait été testé « faiblement positif » que l'Espagne considère comme « non concluant », mais que les États-Unis traitent comme positif par extrême prudence. Les travaux de débarquement du navire, arrivé aux îles avec 147 personnes à bord après avoir quitté l'Argentine, se termineront ce lundi, selon des informations. EFE.
Compte tenu du risque épidémiologique potentiel, le gouvernement français a décidé d'imposer une quarantaine obligatoire prolongée de 42 jours (six semaines) pour les cinq évacués et a signé un décret pour isoler tout cas contact éventuel. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a justifié l'application des « mesures les plus strictes d'Europe » en raison de la longue période d'incubation qui caractérise cette souche, soulignant l'extrême urgence de « rompre dès le début cette chaîne de transmission ».
Le traçage exhaustif effectué en France a également permis d'identifier huit autres personnes ayant partagé un vol avec l'épouse du couple néerlandais décédée du virus (elle est décédée à Johannesburg et son mari sur le navire lui-même). Ces huit contacts directs ont été testés négatifs aux tests de diagnostic de l'hantavirus, malgré le fait que l'un d'entre eux présentait des symptômes légers. Cependant, et par mesure de précaution sanitaire maximale, tout le monde reste en isolement préventif strict.
Malgré la sévérité du dispositif de biosécurité, le ministre Rist a voulu envoyer un message de tranquillité à l'opinion publique, assurant que cette maladie « n'est pas comparable au covid-19 », puisque les mécanismes de transmission de la souche andine nécessitent une proximité et un contact très étroit entre les personnes. Même s'il n'existe actuellement aucun vaccin approuvé par la science, les autorités garantissent que le pays dispose de réserves suffisantes de masques et de la pleine capacité pour réaliser des diagnostics par tests PCR à l'Institut Pasteur.
