Le Parlement européen enverra une mission à Ceuta en février
La commission des pétitions du Parlement européen (PETI) a accepté d'envoyer une délégation de députés européens à Ceuta en février prochain. L'objectif de la mission est d'évaluer de première main la gestion de la crise provoquée par l'entrée irrégulière de milliers de migrants en provenance du Maroc fin juillet, comme le confirment des sources parlementaires.
L'accord a été conclu ce jeudi lors d'une réunion des coordinateurs de la commission parlementaire européenne. Bien que la proposition promue par le PP nécessite l'approbation formelle du Conseil du Parlement européen (Conférence des Présidents), le calendrier prévu situe la visite à Ceuta entre le 22 et le 25 février, après quoi un rapport sera préparé avec les conclusions du voyage.
Un large soutien politique
L’initiative commence avec le soutien de la majorité au Parlement européen, auquel s’ajoute le soutien des groupes d’extrême droite Patriotes pour l’Europe (dont Vox est membre), Conservateurs et réformistes (ECR) et Europe des nations souveraines (ESN).
Selon des sources « populaires », la délégation cherche à « recueillir des informations directes » auprès des autorités espagnoles et de Ceuta, de la société civile et des citoyens. L'objectif est d'auditer l'impact réel sur la ville autonome après l'arrivée massive d'au moins 70 000 personnes, dont plusieurs milliers se trouvent encore sur le territoire.
De son côté, Vox avance qu'elle demandera à la délégation de tenir des réunions avec le syndicat Police Justice (JUPOL), les associations de quartier, les citoyens de Ceuta et les femmes victimes de violences sexuelles qui souhaitent témoigner de manière confidentielle.
Séance plénière à Strasbourg
Parallèlement, la situation de Ceuta sera immédiatement transférée à la session plénière parlementaire de la semaine prochaine à Strasbourg (France), où est prévu un débat spécifique mardi et le vote d'une résolution jeudi.
La discussion en plénière est prévue mardi à 13 heures. sous le titre « Les récentes attaques hybrides et l'instrumentalisation des migrants à Ceuta et la nécessité d'une réponse coordonnée pour protéger les frontières extérieures de l'UE ».
