Au moins quatre morts dans une frappe israélienne à Gaza visant à tuer un chef militaire présumé du Hamas
Ce vendredi, Israël a lancé plusieurs attaques contre des cibles dans la ville de Gaza avec pour objectif déclaré de tuer Ezzedin al Haddad, considéré comme le chef présumé des Brigades Al Qassam, la branche armée du Hamas, dans l'enclave palestinienne. Les bombardements ont fait au moins quatre morts et une vingtaine de blessés, selon des sources sanitaires et d'urgence gazaouies.
Le ministère israélien de la Défense a indiqué que l'opération avait été ordonnée directement par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz. Parmi les cibles touchées figure un immeuble résidentiel de la rue Al Moataz, dans la capitale gazaouie, où, selon des témoins cités par EFE, au moins cinq missiles ont touché et un incendie s'est déclaré que les équipes de la Défense civile tentaient encore d'éteindre quelques heures plus tard.
Le Croissant-Rouge palestinien a transféré au moins 20 blessés à l'hôpital de campagne d'Al Saraya après l'attaque du bâtiment. En outre, les forces armées israéliennes ont bombardé un véhicule dans la rue Al Wahida, également dans la ville de Gaza.
L'un des derniers vétérans du Hamas
L’armée israélienne maintient qu’Al Haddad est l’un des derniers hauts dirigeants historiques du Hamas encore en vie à Gaza. Dans son communiqué, le ministère de la Défense l'accuse d'avoir retenu captifs des otages israéliens « avec une extrême cruauté », d'avoir dirigé des attaques contre les troupes israéliennes et de rejeter l'application du cessez-le-feu promu par les États-Unis pour désarmer le Hamas et démilitariser la bande de Gaza.
Selon le journal israélien Le temps d'IsraëlKatz a personnellement informé la famille de l'ancienne otage israélienne Liri Albag, libérée vivante, de l'opération, puisqu'elle était restée kidnappée dans la capitale de Gaza lorsqu'Al Haddad dirigeait la brigade des Brigades Al Qassam de la ville de Gaza.
Les attaques surviennent malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza depuis le 10 octobre 2025. Depuis, plus de 850 personnes sont mortes dans l'enclave à cause des bombardements et des tirs israéliens, selon les chiffres publiés par les autorités gazaouies.
