Un residente de la estación de esquí atiende a los medios.

Des survivants racontent leur horreur et leur panique suite aux incendies meurtriers en Suisse

Deux jeunes Françaises qui se trouvaient au bar de la station de ski suisse de Crans Montana où un incendie mortel s'est déclaré le soir du Nouvel An ont raconté comment l'incendie s'est produit et s'est propagé, comment elles ont pris la fuite et la panique qui a été générée parmi les participants qui tentaient de fuir.

« Tout le monde criait », a souligné l'une de ces deux jeunes femmes ce jeudi en racontant à la chaîne française BFMTV, rapportée par Efe, ce qu'elles ont vécu et que l'origine du drame était des fusées éclairantes ou des engins pyrotechniques fabriqués dans certaines bouteilles de champagne.

Emma et Albane, qui fêtaient la nouvelle année au bar « La Constellation », ont constaté que le feu s'était déclaré lorsqu'une de ces fusées s'est approchée du plafond, qui était en bois.

« En quelques dizaines de secondes », a indiqué l'un d'eux, les flammes se sont propagées dans toute la discothèque, située au sous-sol d'un local composé de deux étages. Puis le feu s’est également propagé au rez-de-chaussée en deux ou trois minutes.

Les deux jeunes Françaises sont sorties en courant en criant et, en se retournant, elles ont constaté qu'il y avait plusieurs personnes en train de brûler, sur les quelque 200 qu'elles estimaient se trouver dans le bar au moment des faits. L'une d'elles est tombée dans les escaliers, poussée par un mouvement de ceux qui voulaient évacuer le bar, et s'est blessée au genou.

Comme la porte était trop petite pour laisser passer tous ceux qui voulaient échapper aux flammes, une des personnes présentes a brisé une des fenêtres.

Selon le récit de ces jeunes filles, les pompiers et la police sont arrivés « quelques minutes » après le début du drame qui, selon leur récit, leur semblait accidentel. Ils n'ont entendu aucune explosion. Les autorités suisses ont annoncé que l'incendie avait fait « des dizaines de morts » et « une centaine de personnes blessées, dont de nombreux grièvement ».

Une autre survivante française, identifiée comme Victoria dans le journal suisse Blick, a expliqué que la fusée placée dans une bouteille « a mis le feu au plafond lorsqu'une femme, debout sur les épaules d'une autre, a soulevé la bouteille trop haut », et qu'à partir de là les flammes se sont propagées « à une vitesse vertigineuse », laissant les gens au sol, évanouis ou en flammes.

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