Guterres exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU à « éviter une catastrophe humaine » à Gaza

Guterres exhorte le Conseil de sécurité de l’ONU à « éviter une catastrophe humaine » à Gaza

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterresa lancé aujourd’hui un appel exceptionnel au président du Conseil de sécurité pour qu’il « fasse pression pour éviter une catastrophe humaine » à Gaza, en plus de réitérer son appel à un cessez-le-feu humanitaire.

C’est la première fois depuis le début de son mandat en 2017 que Guterres invoque Article 99 de la Charte des Nations Uniesqui établit que le Secrétaire général « peut attirer l’attention du Conseil sur toute question qui, à son avis, pourrait menacer le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde ».

Guterres a invoqué l’article 99 « étant donné l’ampleur des pertes en vies humaines en Israël dans un laps de temps si court », en référence aux deux mois de guerre qui se sont écoulés depuis que le Hamas a lancé plusieurs attaques surprises contre Israël le 7 octobre, faisant 1.200 morts. personnes et pris 200 otages.

Plus de 16 200 personnes sont mortes et quelque 7 000 sont sous les décombres depuis le début de la guerre il y a deux mois à Gaza, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza.

Aujourd’hui le Programme alimentaire mondial a averti que la distribution de nourriture aux Gazaouis « est devenue presque impossible (car) elle met en danger la vie des travailleurs humanitaires ».

Au cours de ces deux mois, le Conseil de sécurité s’est réuni à plusieurs reprises pour discuter de la question de la guerre à Gaza, se retrouvant menotté par les vetos croisés des États-Unis ou de la Russie avec la Chine, et ce n’est que le 15 novembre qu’il a pu se mettre d’accord sur un appel à déclarer des « pauses humanitaires » dans les combats – et non un cessez-le-feu – qui ne s’est traduit par rien de concret.

Les appels constants de Guterres au cessez-le-feu l’ont conduit à une confrontation amère avec Israël, dont le ministre des Affaires étrangères, Eli Cohen, a même appelé à sa démission.

Par ailleurs, le gouvernement israélien a remis en question le travail de plusieurs agences de l’ONU comme l’Unicef, ONU Femmes ou l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Israël a refusé de déclarer un cessez-le-feu, arguant que cela ne ferait que contribuer au réarmement et au renforcement du Hamas, alors que ce qu’il tente de faire avec ses bombardements sur Gaza est l’éradication du Hamas.

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