"Je pense qu'elle devrait être réprimandée pour ça."

« Je pense qu'elle devrait être réprimandée pour ça. »

Le président des États-Unis, Donald Trump, a une fois de plus pris pour cible le gouvernement espagnol pour ses désaccords sur l'objectif de dépenses militaires de cinq pour cent du PIB convenu lors du sommet des dirigeants de l'OTAN qui a eu lieu fin juin dans la ville néerlandaise de La Haye.

« L'Espagne n'a pas été loyale envers l'OTAN (…) Je pense qu'elle devrait être réprimandée pour cela. Je pense que ce qu'ils ont fait est très mauvais, mais c'est leur affaire, c'est l'affaire de l'OTAN et de l'Espagne », a-t-il déclaré dans des déclarations aux médias lors d'un déjeuner bilatéral avec le président ukrainien, Volodimir Zelensky, à la Maison Blanche.

Les attaques contre l’Espagne parce qu’elle ne consacre pas 5 % de son PIB à la défense sont répétées par le leader américain. Pas même 24 heures après la poignée de main entre Trump et Sánchez, le premier a menacé l'Espagne de sanctions douanières car elle se montrait très « très irrespectueuse » envers l'Alliance.

« C'est le seul pays qui n'a pas augmenté son pourcentage à 5%. Tous les autres pays de l'OTAN l'ont augmenté à 5%. L'Espagne s'en sort très bien à nos dépens. Je ne suis donc pas content de l'Espagne. Ils reçoivent une protection et ils savent, parce qu'ils sont quelque part au milieu, que la protection sera automatique. Même si vous ne voulez pas les protéger, vous les protégez à cause de leur emplacement. Et je pense que ce que l'Espagne a fait est très mauvais pour l'OTAN. Je pense que c'est très injuste pour l'OTAN. » Trump a assuré.

Lors du sommet organisé aux Pays-Bas, l'Espagne a confirmé son soutien à la déclaration qui fixe à 5 % le seuil de dépenses de défense pour 2035, après une lettre dans laquelle le secrétaire général allié, Mark Rutte, donnait plus de flexibilité à l'Espagne pour atteindre ses objectifs capacitaires sans s'en tenir à un chiffre selon Europe Presse.

L'OTAN insiste sur le fait que cela ne se traduit pas par une clause d'exclusion et souligne que l'Espagne devra investir plus de 3 % pour remplir ses obligations de sécurité envers l'organisation. Le gouvernement espagnol réitère que ces engagements peuvent être atteints en consacrant seulement 2,1 pour cent du PIB au budget militaire et défend que la lettre « interprétative » de Rutte permet à l'Espagne de se détacher des cinq pour cent.

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