La France condamne un ancien député d'origine marocaine à un an de prison

La France condamne un ancien député d'origine marocaine à un an de prison

L'attentat l'a contraint à démissionner de son poste de député mais il est resté sur la scène publique. Sa dernière apparition remonte au déplacement d'Emmanuel Macron à Rabat, fin octobre. La justice française a condamné cette semaine fermement à un an de prison M'jid El Guerrabancien député macroniste d'origine marocaine, pour avoir frappé à deux reprises le socialiste avec un casque de moto Boris Fauré qui l'a gardé en soins intensifs pendant plusieurs jours.

La Cour de cassation française a rejeté le pourvoi présenté par l'ancien député de la neuvième circonscription des Français de l'étranger, rendant la sentence définitive et sans appel.

Les événements remontent à l’été 2017 et ont provoqué un séisme médiatique dans le pays voisin. Le 30 août 2017, une dispute entre les deux hommes politiques avait donné lieu à une agression avec blessures entre lui et l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste de la Fédération française de l'étranger, devant un café du 5e arrondissement de Paris.

Ancien député de M'jid El Guerrab auprès d'Emmanuel Macron.

Boris Faure a manifesté à El Guerrab sa colère d'avoir décidé de quitter le Parti socialiste pour rejoindre le parti de Macron lors des élections législatives de 2017, pour lesquelles il a obtenu un siège à l'Assemblée nationale. Au cours de la discussion, El Guerrab a frappé deux fois Faura avec un casque de scooter, qui a dû subir une intervention chirurgicale d'urgence et a passé trois jours en soins intensifs après avoir souffert un traumatisme crânien et une hémorragie cérébrale.

Il a quitté la fête mais a gardé le dossier

En septembre 2017, El Guerrab annonce son départ du parti. La République En Marche « afin de ne pas gêner le travail de la majorité parlementaire », mais il est resté au Parlement. « Une fois de plus, j'exprime mes sincères regrets pour la tournure des événements », a-t-il commenté dans un communiqué en plein vent.

L'homme désormais condamné a continué à bénéficier d'une visibilité publique et à démontrer son soutien au président français. Il y a deux semaines, sur son compte Instagram, il célébrait le discours de Macron devant les deux caméras. « C'est un moment historique que j'ai eu le privilège de vivre de l'intérieur et, comme me l'a dit le président Emmanuel Macron, d'y avoir contribué. Je le dis avec modestie, mais chacun d'entre nous a apporté sa petite pierre à ce projet. bel immeuble ! « Ça y est ! Quelle fierté. Cela fait 7 ans que je soutiens Emmanuel Macron, maintenant je sais pourquoi. Vive la France et vive le Maroc ! », a-t-il exulté sur ses réseaux sociaux.

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