La foto del momento de la profanación.

L’Église de Terre Sainte condamne la « formation morale » de l’armée israélienne après la profanation d’un crucifix au Liban

L'Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte a publié ce lundi un communiqué dénonçant la profanation d'une image de Jésus crucifié par un soldat israélien dans une ville libanaise à majorité chrétienne. Selon le texte, ce geste constitue « un grave affront à la foi chrétienne » et s'inscrit dans une série d'incidents de profanation de symboles chrétiens attribués à des soldats israéliens au sud du Liban.

Le corps ecclésial de Terre Sainte prévient que ce type d'actes révèle « un échec inquiétant dans la formation morale et humaine, dans lequel même le respect le plus élémentaire du sacré et de la dignité d'autrui a été sérieusement compromis ». Par conséquent, il exige « des mesures disciplinaires immédiates et décisives », un « processus de responsabilisation crédible » et des garanties claires qu’un tel comportement ne sera ni toléré ni répété. L’accusation de manque de moral de la part de l’armée israélienne, que Netanyahu lui-même a récemment décrite comme « l’armée la plus morale du monde », est frappante.

Malgré l'offense, l'Assemblée souligne que la croix conserve intacte sa signification pour les croyants, comme source de dignité, d'espérance et de rédemption, et comme appel à vaincre la violence par l'amour sacrificiel. La déclaration cite saint Paul – « loin de moi de me glorifier autrement que dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Ga 6, 14) – et rappelle, avec des paroles attribuées au pape Léon

Cette déclaration fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une image d’un soldat israélien frappant une sculpture de Jésus crucifié avec une hache ou une masse dans un village chrétien du sud du Liban, un fait que l’armée israélienne a reconnu et promis d’enquêter.

Les autorités israéliennes, dont le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, ont qualifié cet acte de « grave » et « honteux » et ont assuré que des mesures seraient prises contre le responsable, tout en présentant leurs excuses aux chrétiens dont les sentiments ont été blessés.

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