L'Espagne rejoint la Coalition européenne contre les missiles balistiques
Les chefs d'État et de gouvernement de dix pays européens, dont l'Espagne, ont annoncé lundi la création de la Coalition anti-balistique, une alliance conçue comme une initiative « purement défensive » visant à promouvoir une architecture intégrée de défense anti-missile pour l'Europe. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé la participation de l'Espagne à ses réseaux : « Coopérer est la meilleure manière de faire face aux défis du présent et du futur ».
Les dix pays, dont l'Ukraine, ont souligné dans un communiqué que l'augmentation des menaces balistiques nécessite une réponse collective fondée sur la coopération industrielle, l'innovation technologique et le développement conjoint des capacités, selon l'agence Efe.
La future architecture viendra compléter les systèmes de défense antimissile existants, y compris ceux européens acquis ou qui pourraient être ajoutés à l'avenir par les États participants (Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Ukraine et Royaume-Uni).
L'Ukraine comme référence
Selon les signataires de la déclaration, la coalition vise à unifier la base industrielle de défense, la recherche et l'expérience opérationnelle de ses membres pour construire une capacité partagée contre les missiles balistiques et soutenir les activités nécessaires à son développement. L'initiative, selon les signataires, « n'est dirigée contre aucun peuple, mais pour défendre le nôtre ».
Les dix pays soulignent que l'expérience de l'Ukraine, acquise dans la guerre que mène la Russie sur son territoire depuis février 2022, est d'une grande pertinence. La nouvelle coalition restera ouverte à l'adhésion d'autres pays partageant « ses principes et objectifs ».
La première réunion de cette Coalition Antibalistique a eu lieu à Paris. Ce lundi se tient le sommet de la Coalition des Volontaires, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
