Trump annonce le rétablissement du blocus des navires iraniens dans le détroit d'Ormuz
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé lundi qu'il rétablirait le blocus naval de l'Iran et a ajouté que Washington facturerait une compensation de 20 % pour la protection des navires transitant par le détroit d'Ormuz, dans un contexte d'escalade actuelle du conflit. Selon le président, les nouvelles mesures entreront en vigueur « immédiatement ».
Trump a décidé que les États-Unis seraient désormais reconnus comme « les gardiens du détroit d’Ormuz ». Ce titre vient du fait que la Maison Blanche a choisi de rétablir le blocus contre les navires ou clients iraniens, qu'elle avait levé il y a à peine un mois. Le reste des pays « auront un usage juste et ouvert du détroit », a-t-il assuré dans un message sur les réseaux sociaux.
Ensuite, le président nord-américain a annoncé que les États-Unis factureraient une compensation de 20 % aux navires qui traversent le détroit « par souci de justice ». Trump a justifié cette décision par « les coûts nécessaires pour garantir la sécurité de cette région du monde très volatile ». Avant le début de la guerre entre Washington et Téhéran, il n’y avait aucun obstacle à la navigation à travers Ormuz.
L'annonce de Trump intervient après des jours d'attaques croisées entre les États-Unis et l'Iran. La reprise des hostilités a commencé la semaine dernière, lorsque l'armée américaine a bombardé plusieurs positions en Iran, après que la République islamique a lancé des projectiles contre plusieurs navires à Ormuz.
La nouvelle escalade du conflit se produit en raison du refus du régime iranien de permettre aux navires qui traversent le détroit de quitter la route qui traverse ses eaux territoriales. Selon le protocole d'accord signé il y a un mois par Trump et les ayatollahs, la République islamique s'est engagée à « autoriser le passage sûr et libre des navires commerciaux pendant 60 jours » après la signature. Les autorités iraniennes se sont réfugiées dans l'ambiguïté du texte pour justifier leurs attaques contre des navires s'écartant de la route établie par Téhéran.
Aux attaques entre les États-Unis et l’Iran s’ajoute désormais un nouveau foyer de conflit au Yémen. Les rebelles Houthis, qui contrôlent la moitié du pays, ont affirmé que l'Arabie saoudite était à l'origine d'une attaque contre l'aéroport de la capitale du pays. Riyad est le principal allié du gouvernement internationalement reconnu du Yémen, confronté aux insurgés depuis une décennie.
Bien qu'il n'y ait pas encore eu de réaction officielle de la part des autorités saoudiennes, le gouvernement reconnu du Yémen a revendiqué la responsabilité de l'agression. Selon son armée, l'attaque aurait été dirigée contre un avion iranien qui comptait atterrir en territoire yéménite. Malgré cela, les Houthis ont ignoré cette communication et ont promis de se venger de l’Arabie saoudite.
