Trump assure que les États-Unis ont un « contrôle total » sur le détroit d’Ormuz et menace d’agir si l’Iran viole l’accord.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a assuré ce lundi que son pays avait un « contrôle total » sur le détroit d'Ormuz, malgré la confusion qui entoure actuellement la situation dans le passage maritime, après que Téhéran a assuré l'avoir de nouveau fermé en raison des bombardements israéliens sur des cibles des milices du Hezbollah sur le sol libanais.
« Nous avons le contrôle total du détroit ; nous avons une marine capable d'imposer un blocus. Je pense que notre blocus a eu plus d'impact que le largage de bombes », a déclaré Trump – lors d'un événement organisé lundi à la Maison Blanche – après que l'Iran a annoncé samedi la fermeture d'Ormuz après une nouvelle journée de violence dans le sud du Liban.
Les déclarations de Trump vont dans le sens de ce qui a été dit ces dernières heures par des représentants de son gouvernement, y compris son vice-président, JD Vance, qui a assuré en Suisse, où il a participé aux négociations avec l'Iran, que les navires marchands continuent d'utiliser les routes pour naviguer à travers le détroit, selon EFE.
À son tour, Trump a une fois de plus mis en garde aujourd'hui le gouvernement des ayatollahs contre les engagements qu'ils ont adoptés dans le mémorandum d'accord bilatéral signé la semaine dernière et qui a mis le conflit sur pause et ouvert une fenêtre de soixante jours pour que les deux parties parviennent à un accord de paix qui inclut les nouvelles lignes directrices qui régiront le programme nucléaire iranien.
« Si l'Iran ne respecte pas l'accord ou ne se comporte pas comme il le devrait, je ferai ce que je dois faire », a déclaré le chef de l'Etat lorsqu'on lui a demandé s'il envisageait toujours de reprendre les attaques militaires au cas où Téhéran ne remplirait pas sa part de l'accord.
Trump a également voulu minimiser les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a prévenu qu'il ne retirerait pas ses troupes des zones occupées du sud du Liban.
La position d'Israël pourrait continuer de compliquer les négociations avec Téhéran, qui a déjà retardé vendredi le début des négociations en Suisse, en raison des attaques lancées sur le sol libanais.
« Que vais-je faire (à ce sujet) ? Je ne sais toujours pas. Mais je suis quelqu'un qui résout les problèmes. Je les résout très vite, même avec Bibi (Netanyahu) », a conclu le président américain.
