El director de la Organización Mundial de la Saludd (OMS), Tedros Adhanom, durante la rueda de prensa sobre el hantavirus celebrada en Ginebra este jueves

L'OMS n'exclut pas de nouveaux cas d'hantavirus mais maintient le risque global à « faible »

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a insisté ce vendredi pour baisser l'alerte concernant l'épidémie d'hantavirus détectée sur le navire de croisière « MV Hondius ». Même si l'agence admet que de nouveaux cas pourraient apparaître dans les prochains jours, elle maintient que le risque pour la population mondiale reste « faible ».

« Le fait que davantage de cas puissent être détectés ne signifie pas que l'épidémie s'étend. Cela montre que les mesures de contrôle fonctionnent, que les tests de laboratoire se poursuivent et que les gens reçoivent des soins avec le soutien de leurs gouvernements », a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse.

Dix cas d'hantavirus ont été signalés jusqu'à présent, dont trois décès. L'agence maintient plusieurs pistes d'enquête ouvertes pour clarifier l'origine exacte de l'épidémie et l'éventuelle chaîne de transmission du virus.

« Nos priorités actuelles sont de poursuivre la surveillance active des cas confirmés et suspectés, de mieux comprendre l'épidémiologie du virus et de promouvoir la collaboration scientifique pour garantir une prise en charge clinique optimale aux personnes infectées », a-t-il expliqué aux médias.

De même, Tedros a souligné que l'OMS travaille actuellement avec plus de 20 pays pour coordonner des études afin de mieux comprendre l'évolution naturelle du hantavirus.

De son côté, la directrice du Département de préparation et de prévention des épidémies et pandémies de l'OMS, Maria Van Kerkhove, a précisé qu'une recherche exhaustive des contacts est en cours sur toutes les personnes qui étaient liées au navire, en particulier celles qui ont débarqué à Sainte-Hélène, celles qui ont ensuite voyagé de l'île vers l'Afrique du Sud et les personnes qui ont eu des contacts avec des patients sur le territoire sud-africain, dans le but de déterminer combien d'entre elles auraient pu être potentiellement exposées au virus.

Épidémie d’Ebola

D'autre part, Tedros a indiqué que l'OMS soutient actuellement la République démocratique du Congo dans le contrôle de l'épidémie d'Ebola, qui a jusqu'à présent fait 265 cas et 65 décès suspects.

Dans cette optique, le directeur général de l'OMS a annoncé que l'organisation déploierait des ressources et mobiliserait ses partenaires dans toute la région pour contenir la propagation de la maladie et soigner les personnes touchées. De même, il a assuré que l'OMS a alloué 500 000 dollars de son fonds de prévoyance pour les urgences dans le but de soutenir immédiatement la réponse.

« Cette épidémie nous rappelle la menace persistante que les maladies infectieuses continuent de faire peser sur la santé humaine, ainsi que l'importance de la coopération et de la solidarité pour renforcer constamment la sécurité sanitaire mondiale. La réponse à l'épidémie d'hantavirus constitue un exemple récent et clair de ce qui peut être réalisé lorsque la communauté internationale agit de manière coordonnée face à une menace sanitaire », a-t-il conclu.

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