Un ministre israélien ultra-droit rend visite aux détenus de la flottille et les accuse de « terroristes »
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s'est rendu hier soir dans le port d'Ashdod aux militants de la Flotilla Global Sumud, arrêté après l'approche de leurs navires par la marine israélienne dans les eaux internationales.
Au cours de la réunion, qui a été enregistrée dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, le chef ultra-droit est allé chez les détenus – assis sur le terrain sous une surveillance de la police forte – les accusant d'être des « terroristes » et de soutenir le Hamas. « Ils ne sont pas venus à des fins humanitaires, ils sont venus soutenir les meurtriers », a crié le ministre, tandis que les militants ont répondu en chantant la «Palestine libre».
Ben Gvir a insisté sur le fait que dans les navires « il n'y avait pas d'aide humanitaire » et a dénoncé le « trouble » de l'équipage, conformément à la position officielle du gouvernement israélien que les battements envers Gaza cherchent à briser le blocus avec un but politique et non favorable.
Débat politique et réactions
La visite fait partie de la décision de l'exécutif de traiter tous les participants à la Flotilla comme des terroristes, ce qui ouvre la porte à leur emprisonnement dans les prisons de haute sécurité au lieu de leur expulsion immédiate. La mesure a suscité des inquiétudes dans les organisations de défense des droits de l'homme et a augmenté ses condamnations dans plusieurs pays, qui dénoncent une violation du droit international.
En Espagne et dans d'autres capitales européennes, des concentrations ont été enregistrées exigeant la libération des plus de 400 militants détenus. Dans le même temps, le gouvernement espagnol a annoncé l'interdiction de l'entrée au pays du pays et du financement de Ben Gvir, Bezalel Smotrich, en réponse à ce qu'il considère comme une dérive extrémiste de l'exécutif de Benjamin Netanyahu.
La visite de Ben Gvir aux détenus, chargée de tension et de messages politiques, a été interprétée par les analystes comme un geste de réaffirmation interne de l'ultra-droit israélien et un défi à la critique internationale.
