Les États-Unis et Israël avaient l’intention de ramener Ahmadinejad au pouvoir pour diriger la transition politique en Iran
L'offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran avait parmi ses objectifs politiques de favoriser le retour au pouvoir de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, l'un des dirigeants les plus radicaux et anti-occidentaux de la République islamique, selon des informations publiées par Le New York Times.
Selon le journal américain, l'opération conçue par Washington et Tel-Aviv envisageait un changement de régime à Téhéran après les attentats de février et faisait d'Ahmadinejad une figure possible pour diriger un nouveau gouvernement iranien. Le plan a cependant échoué au début.
L'information affirme qu'Israël aurait même lancé une attaque contre le domicile de l'ancien président à Téhéran dans le but de le libérer de l'assignation à résidence à laquelle il était soumis par les autorités iraniennes. Ahmadinejad a été blessé lors de cette opération, mais a survécu. Après l'attentat, selon des sources citées par le journal, il aurait perdu confiance dans le projet promu par les Israéliens et les Américains.
Un faucon pour une transition vers la démocratie
L’ancien président iranien, qui a gouverné entre 2005 et 2013, a été pendant des années l’un des visages les plus durs du régime. Défenseur du programme nucléaire iranien et connu pour ses déclarations contre Israël et les États-Unis, il a également mené une forte répression interne après les manifestations de 2009.
Malgré cela, ces dernières années, il a maintenu des confrontations croissantes avec les dirigeants de la République islamique et avec le guide suprême, Ali Khamenei. Personnalité très populaire dans son pays, les autorités iraniennes l'ont empêché de participer à plusieurs élections présidentielles en 2024 et ont restreint ses déplacements.
Selon le Foisles responsables américains et israéliens ont estimé qu'Ahmadinejad pourrait devenir une figure utile pour diriger une transition politique en Iran après l'affaiblissement du régime. Une partie du plan prévoyait, outre les bombardements, des campagnes d’influence et des mouvements insurrectionnels kurdes visant à provoquer l’effondrement du système iranien.
La Maison Blanche a évité de confirmer ces extrêmes. Une porte-parole citée par le journal a défendu que les objectifs officiels de l'opération militaire étaient de détruire les capacités nucléaires, navales et balistiques de l'Iran. Il New York Times Il souligne également que certains responsables israéliens continuent de considérer comme viable un changement de régime en Iran, même si la stratégie initiale n'a pas donné les résultats escomptés.
