Ils dénoncent des centaines de violations des droits humains dans le Sahara occupé par le Maroc depuis la rupture du cessez-le-feu

Ils dénoncent des centaines de violations des droits humains dans le Sahara occupé par le Maroc depuis la rupture du cessez-le-feu

Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme au Sahara occidental (CODESA) a dénoncé mercredi les violations des droits de l'homme commises par les autorités marocaines à l'encontre des citoyens sahraouis depuis la rupture en novembre 2020 du cessez-le-feu signé en 1991 par le Front Polisario.

Les plaintes ont été recueillies par CODESA dans un rapport publié ce mercredi et dans lequel l'association affirme avoir documenté des violations des droits de l'homme depuis novembre 1975, date du départ de l'ancienne puissance espagnole du territoire sahraoui, que le Maroc administre à 80% depuis cette date, tandis que les 20% restants sont considérés par le Polisario comme un territoire libéré, que les Nations Unies qualifient de « zone tampon » non armée.

Dans son rapport, recueilli par EfeCODESA la divise en trois phases temporelles, dont la dernière se situe entre novembre 2020 et octobre 2025, au cours desquelles l'association indique qu'il y a eu « 36 arrestations politiques contre des citoyens sahraouis », et « 161 perquisitions à domicile », et « 106 restrictions à la libre circulation ». L'association a également dénoncé « 62 obstacles pour les observateurs étrangers » à visiter l'ancienne colonie espagnole.

De même, la CODESA a dénoncé « le harcèlement et la persécution des défenseurs sahraouis des droits de l'homme à travers différents types d'intimidation qui incluent le recours à des programmes d'espionnage, des campagnes de diffamation et des représailles économiques et sociales », selon la note.

L'association a souligné la « responsabilité juridique et politique constante » de l'Espagne dans le conflit du Sahara occidental, tout en appelant à doter la mission des Nations Unies sur ce territoire, la MINURSO, de prérogatives de contrôle des droits de l'homme.

Le 31 octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé une résolution dans laquelle il considère le plan marocain d'autonomie, proposé en 2007, comme base pour une solution au conflit autour de l'ancienne colonie espagnole, qui en est à son demi-siècle, sans toutefois exclure d'autres propositions et sans reconnaître le droit des Sahraouis à l'autodétermination.

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