La résistance aux antimicrobiens représente une menace sérieuse pour la santé publique mondiale
L'Arabie Saoudite a accueilli le Quatrième réunion ministérielle de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens (RAM), une crise sanitaire qui provoque déjà 1,14 million de décès par an et pourrait atteindre 39 millions d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise. Au cours de l'événement, des dirigeants et des experts internationaux ont discuté des stratégies pour lutter contre cette « pandémie silencieuse » dans le cadre de l'approche « One Health », qui intègre santé humaine, animale, végétale et environnementale.
Le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jajel, a souligné le nécessité d'alliances mondiales pour faire face aux impacts de la RAM sur la sécurité alimentaire, le développement économique et la santé. En outre, l'Arabie saoudite a annoncé trois initiatives clés assorties d'un suivi et d'une évaluation concrets pour relever ce défi.
Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a mis en garde contre le l'immédiateté de la menace, soulignant que de nombreux médicaments sont moins efficaces, ce qui complique le traitement des infections de routine. Pour sa part, le Dr Hanan Balkhy, de l'OMS, a souligné le coûts et délais élevés de développement d'antibiotiques contre l’émergence rapide de résistances bactériennes. Inger Andersen du PNUE a souligné l'importance de réduire les déchets industriels et pharmaceutiques pour mettre fin à la RAM.
La réunion réaffirme les engagements antérieurs, tels que la Déclaration des Nations Unies de 2016 et le Manifeste de Mascate, visant à prévenir 92 millions de décès d’ici 2050 grâce à de meilleurs services de santé et à un accès équitable aux antibiotiques. Le leadership de l'Arabie Saoudite, dans le cadre de sa Vision 2030, renforce son rôle de acteur central de la politique mondiale de santé et de la lutte contre la RAM.
