Le basque CAF défend son tramway controversé de Jérusalem et revendique son « impact positif »
Le tramway de Jérusalem, transformé en symbole de l'occupation israélienne dans les quartiers palestiniens de la ville et sa connexion avec des colonies israéliennes illégales, remplace le GUIPUZCOANA CAF au centre de la controverse internationale. La société basque, partenaire de la société de construction israélienne Shapir dans le consortium en charge de l'expansion et de l'exploitation du réseau, nie toute violation des droits de l'homme et défend que l'infrastructure offre des avantages palpables à la population locale, au milieu des tensions par l'exploitation militaire israélienne à Gaza.
La déclaration arrive à la veille de la publication d'un nouveau rapport du Haut Commissaire des Nations Unies, qui comprendra les CAF dans la base de données des sociétés liées aux activités dans les territoires palestiniens occupés. La liste, qui n'implique pas des sanctions mais une signalisation politique sévère, est utilisée comme outil de pression à l'ONU pendant des années. Il y a des semaines, un groupe d'ONG belges a présenté à la justice une demande qui essaie de saisir le «contrat du siècle», pour son implication en Israël. Ensuite, la société a refusé de commenter L'indépendant.
Dans une déclaration publiée jeudi, l'entreprise souligne qu'aucun impact négatif n'a été matérialisé « et que, au contraire, » le projet génère des impacts positifs sur la population « , approuvés par des experts indépendants en 2023 et 2025. Les opinions internes du CAF soutiennent que le tramway est plus régulier d'accès à l'emploi.
Clé à la connexion des colons israéliens
La défense des CAF contraste avec la voix de Francesca Albanese, une NON Special de l'ONU pour la Palestine, qui a censuré à plusieurs reprises la participation de la société Gipuzkoan dans une infrastructure qui, à son avis, sert à «consolider et à étendre les colonies israéliennes» à Jérusalem de l'Est. La dimension symbolique est évidente: les lignes de tramway traversent les quartiers palestiniens et renforcent le lien physique avec les colonies que la communauté internationale considère illégale.
Le projet, décerné en 2019 et évalué à 1,8 milliard d'euros, envisage la construction de la ligne verte et l'expansion de la ligne rouge, en plus de son exploitation pendant au moins quinze ans. Dans la pratique, le CAF participe à une entreprise vitale pour les autorités israéliennes dans une ville marquée par des tensions politiques et religieuses.
La société basque insiste sur son engagement envers «l'éthique des affaires et le respect des droits de l'homme», encadre le projet dans les principes directeurs des directives de l'ONU et de l'OCDE, et des parapets dans un système de «conformité» et de politiques de diligence raisonnable. Il se souvient également qu'il a obtenu des avis juridiques favorables, notamment une décision de la cour d'appel de Versailles qui a rejeté l'allégation de violation du droit international dans une phase précédente de la ligne rouge.
Mais la controverse transcende la lettre des opinions. Pour l'ONU et pour les groupes de défense des droits de l'homme, la simple participation à des projets qui consolident les infrastructures à Jérusalem, c'est une légitimation de l'occupation. Le CAF, en revanche, est revendiqué comme un fournisseur d'un service public essentiel, inclusif et non discriminatoire, qui utilise 25% des travailleurs arabes et dont les signes sont bilingues en hébreu et en arabe.
