Suben a más de 200 los muertos en el derrumbe de una mina de coltán en la RD del Congo

Le bilan de l'effondrement d'une mine de coltan en RDC s'élève à plus de 200 morts

Plus de 200 personnes sont mortes dans un glissement de terrain survenu dans une mine de coltan dans la ville de Rubaya, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après que le bilan initial s'est élevé à 45 morts, comme l'ont confirmé un leader de la société civile et les autorités rebelles locales à Efe.

L'effondrement s'est produit jeudi dans cette mine située dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, après que des pluies ont été enregistrées dans la zone.

« Ce qui s'est passé ici à Rubaya après les pluies de jeudi est vraiment terrible. Le nombre de cadavres continue d'augmenter. Hier, nous avons récupéré 45 corps dans les puits, mais ce matin, nous en avons plus de 200, pour la plupart des mineurs artisanaux », a expliqué Telesphore Nitendike, président de la société civile Masisi, à EFE par téléphone.

Parmi les victimes figurent, outre les mineurs, des commerçants qui travaillaient dans la zone, dominée par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé qui contrôle également la mine touchée.

Selon Nitendike, les petits commerçants qui opéraient dans la zone minière et plusieurs piétons sur différents tronçons de route ont été emportés par le glissement de terrain, qui a fini par se déverser dans les rivières Mumba et Rushog.

Les pluies fréquentes ont affaibli le terrain, rendant les puits miniers particulièrement sujets à l'effondrement, a déclaré le représentant de la société civile.

Dans des déclarations faites vendredi à EFE, Nitendike a également regretté que les habitants manquent d'équipement de secours adéquat pour récupérer les corps ensevelis dans la boue. « La population locale recherche ses propres morts faute d'assistance. Elle est obligée de se débrouiller seule », a-t-il déclaré.

Le chiffre de plus de 200 morts a également été confirmé aux médias locaux par Lumumba Kambere Muyisa, porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu nommé par le M23.

Le conflit dans l’est du Congo s’est intensifié fin janvier 2025, lorsque le M23 a pris le contrôle de Goma, capitale du Nord-Kivu, et quelques semaines plus tard de Bukavu, capitale de la province voisine du Sud-Kivu, après des affrontements avec l’armée congolaise. Les deux provinces sont riches en minéraux comme le coltan, essentiel à l’industrie technologique, notamment dans la fabrication de téléphones portables.

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