Lecornu, Premier ministre de la guerre

Lecornu, Premier ministre de la guerre

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a nommé mardi le nouveau Premier ministre de Lecornu de France. Avec 39 ans, après trois ans à la tête du ministère de la Défense et une carrière politique précoce, Lecornu arrive à Matignon avec un profil atypique: discret, habile en négociation et, surtout, marqué par sa propre réflexion sur l'avenir de la défense française et européenne.

Cette vision est incarnée dans Versa le Guerrus? France face au réarmement du mondeVers la guerre? La France devant le monde réarme– (Plon, 2024), un livre dans lequel il met en garde contre la « fin de la paix » et a appelé à préparer la nation à un contexte international dans lequel « l'ère des dividendes de la paix a pris fin », remplacée par une époque de « menaces multiples ».

Les ministres de la défense de la cinquième République qui se sont aventurés à écrire sur les défis stratégiques lors de l'exercice de la position. Lecornu l'a fait avec une volonté pédagogique: commander l'histoire militaire française depuis 1945, diagnostiquer ses vulnérabilités actuelles et projetant les risques de l'avenir. Également pour projeter en tant qu'homme d'État futur – avec son costume bleu inaliénable et sa cravate noire, comme tous les politiciens français qui aspirent à tout. La référence constante à Pierre Messmer, héros de guerre, ministre de la Défense inférieure de Gaulle et Premier ministre dans les années 70 avec Pompidou, révèle l'inspiration gaulliste d'un politicien qui revendique la dissuasion nucléaire en tant que pierre angulaire de la souveraineté nationale.

Dissuasion et arrière

Dans le livre, LeCornu dénonce la fragilité héritée des décennies de coupes budgétaires, les revendications de la cohérence entre la politique, la doctrine militaire et les ressources, et avertit les dangers de confusion des ambitions diplomatiques avec des capacités réelles. « Notre réarme nécessite une mobilisation générale, qui ne peut être réduite à l'argent », écrit-il, insistant sur la nécessité de préparer également la société à des menaces hybrides qui affectent directement la vie civile.

Son passage à travers le ministère de la Défense a confirmé ses préoccupations. Selon son mandat, la loi de programmation militaire 2024-2030 a été consolidée, avec une augmentation de 6% du budget des forces armées, et la modernisation des infrastructures clés a été accélérée. Dans un discours du 4 juin dans les invalides, a souligné Lecornu, adressé aux responsables de l'infrastructure militaire française, que « les défis d'un monde que les arrimatives sont également les vôtres, et ils vous appellent collectivement un compromis dans cette transformation qui est déjà en cours », en supposant une logique de « l'économie de guerre ».

Le ministre a ensuite détaillé des investissements de 20 000 millions d'euros pour la construction d'un nouvel hôpital militaire, des installations pour les combattants de Rafale et les futurs porte-avions de nouvelle génération, en plus du renouvellement de 28 000 lieux d'hébergement militaire. Il a également revendiqué une flexibilité normative et une plus grande efficacité budgétaire: « L'effort budgétaire demandé à la nation doit nous conduire à rejeter tout besoin superflu », a-t-il dit, conformément à l'austérité proposée par son Premier ministre, le François Bayrou sortant.

Cet accent mis sur l'infrastructure en tant qu'élément stratégique se connecte à sa thèse dans Versa le Guerrus?: La défense n'est pas seulement une question de troupes ou d'armes, mais de soutien politique, social et industriel capable de résister à un monde de conflits prolongés.

Un Premier ministre du code géopolitique

La nomination de LeCornu vient au milieu de la crise politique interne, mais son profil pointe au-delà de la gestion parlementaire immédiate: Macron place un leader qui pense à long terme, habitué à faire face à l'OTAN, à l'UE et à l'industrie des armes, et a convaincu que la France doit assumer un rôle central dans la sécurité européenne.

Ouais Versa le Guerrus? C'était, selon les mots de certains de ses critiques, « un cri d'alarme » pour éviter un nouveau « ÉTrange défaite« – L'étrange défaite subie par la France aux mains de la guerre de Lightning nazie en 1940, alors que l'historien et le héros de la résistance de Marc Bloch l'ont baptisé -, son arrivée au siège du gouvernement projette que nous avertissons sur l'ensemble de la politique nationale. La question qu'il soulève dans les dernières pages du livre – » Si nous voyons les dangers, pourquoi ne nous préparons-nous pas mieux? « Military ou stratèges, mais à toute citoyenneté française.

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