El presidente francés, Emmanuel Macron, recibe este martes a Pedro Sánchez en el Elíseo.

Les pays de la Coalition des Volontaires abordent à Paris les garanties de sécurité pour l'Ukraine

La Coalition des Volontaires, qui rassemble 35 pays européens et alliés – dont l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la Pologne et le Danemark – a tenu une réunion ce mardi à Paris avec la participation des États-Unis pour faire avancer la mise en œuvre des garanties de sécurité pour l’Ukraine, y compris celles qui seraient activées si la Russie violait un éventuel cessez-le-feu et reprenait la guerre.

Avant le début de la réunion, prévue en début d'après-midi à l'Elysée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré sur les réseaux sociaux que les négociations doivent se traduire par des « mesures garantissant une véritable sécurité » pour son pays et a souligné que l'objectif est de fournir à l'Ukraine une plus grande protection et plus de force contre de futures agressions.

Le président ukrainien a précédemment eu une réunion et un déjeuner de travail avec le président français Emmanuel Macron, auquel se sont joints l'envoyé spécial du président américain Donald Trump pour l'Ukraine, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner, qui participent en personne pour la première fois à une réunion de cette coalition.

Avec la présence de Pedro Sánchez

Le sommet est coprésidé par Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz et réunit à l'Elysée les représentants des 35 pays membres de la Coalition des volontaires, dont 27 chefs d'État et de gouvernement, après la réunion tenue par visioconférence le 11 décembre.

Parmi les dirigeants présents à l'Elysée figure également le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, qui a été reçu à son arrivée par le président français, Emmanuel Macron, comme le reste des dirigeants présents à la réunion. Tous deux ont posé brièvement devant les médias avant le début de la réunion.

La délégation américaine devait initialement être dirigée par le secrétaire d'État Marco Rubio, mais sa composition a été modifiée après la suspension de son voyage à Paris en raison de l'opération américaine au Venezuela. Enfin, la représentation de Washington est complétée par le général Alexus G. Grynkewich, commandant du Commandement européen des États-Unis et commandant suprême des forces alliées de l'OTAN en Europe.

La réunion se tient dans un contexte marqué par l'agitation internationale provoquée par l'opération américaine au Venezuela et par les récentes tensions autour du Groenland. L'Espagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et le Danemark ont ​​défendu mardi la souveraineté de l'île, dépendante du Danemark, dans une déclaration commune dans laquelle ils affirment que la sécurité de l'Arctique est « une priorité » pour l'Europe.

Cinq engagements envers l'Ukraine

Parmi les participants figurent également le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les participants abordent les cinq points inscrits à l'ordre du jour : le cessez-le-feu et les mécanismes pour le garantir ; soutien aux forces armées ukrainiennes ; la création d'une force multinationale ; des engagements pour aider Kiev en cas de nouvelle agression russe et une coopération de défense à long terme.

Selon l'Elysée, ces contributions visent à fournir à l'Ukraine, une fois un cessez-le-feu durable conclu, les garanties nécessaires pour prévenir de futures agressions, c'est pourquoi les négociations incluent également des mécanismes de surveillance pour une éventuelle cessation des hostilités.

Les garanties de sécurité sont structurées en trois lignes de défense. Le premier est le soutien allié à l’armée ukrainienne, qui résiste depuis près de quatre ans à l’invasion russe et qui, selon la présidence française, doit être consolidée. Le deuxième est l’implication directe des pays de la coalition dans la sécurité aérienne, maritime ou terrestre de l’Ukraine. La troisième correspond aux garanties qu’offriraient les États-Unis en cas de reprise de la guerre par la Russie.

A l'issue de la réunion, Macron, Starmer, Merz et Zelensky devraient comparaître lors d'une conférence de presse commune.

Le sommet a été précédé d'une réunion à Paris des chefs d'état-major de la France, du Royaume-Uni, de l'Ukraine et des États-Unis, axée sur la discussion et la précision des garanties de sécurité pour l'Ukraine et des modalités de leur mise en œuvre.

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