Maxwell demande pardon à Trump en échange de son témoignage devant le Congrès au sujet d'Epstein
La complice du délinquant sexuel décédé Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a invoqué ce lundi le cinquième amendement de la Constitution des États-Unis, qui protège le droit d'un accusé de ne pas témoigner contre lui-même, dans l'enquête menée par la commission de surveillance de la Chambre des représentants et a refusé de répondre aux questions, comme sa défense l'avait déjà annoncé.
Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison pour son rôle dans le réseau de trafic sexuel d'Epstein, s'est exprimée devant les législateurs par vidéoconférence depuis une prison de Tallahassee, en Floride.
Avec leur refus de fournir plus de données et de détails sur le fonctionnement du réseau corrompu, l'une des voies que les législateurs voulaient ouvrir dans l'enquête qu'ils mènent au Congrès est fermée. L'avocat de Maxwell a déclaré que son client était prêt à témoigner librement en échange d'une grâce, qui ne peut être accordée que par le président américain Donald Trump, selon EFE.
Les démocrates ont accusé Maxwell d’avoir utilisé cette déclaration dans le cadre d’une campagne visant à obtenir cette grâce, à laquelle Trump ne s’est pas publiquement opposé jusqu’à présent.
Pour sa part, le président du comité de surveillance de la Chambre des représentants, le républicain James Comer, a déclaré aux journalistes qu'il ne pensait pas que Maxwell devrait bénéficier d'une grâce.
Les membres du Congrès peuvent commencer dès aujourd'hui à examiner les versions non expurgées de tous les dossiers des délinquants sexuels décédés détenus par le ministère de la Justice.
