Mutismo absoluto tras la segunda jornada de conversaciones entre Marruecos y el Polisario en Madrid

Silence absolu après la deuxième journée de pourparlers entre le Maroc et le Polisario à Madrid

Des responsables espagnols, marocains et des Nations Unies ont tenu ce lundi à Madrid une nouvelle série de réunions sur le Sahara occidental, qui font suite à d'autres réunions samedi entre l'Espagne, l'Algérie et la Mauritanie, même si le silence officiel persiste après les pourparlers.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a rencontré aujourd'hui séparément son homologue marocain, Nasser Bourita, et l'envoyé de l'ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, même si, selon certaines informations, il y aurait également eu des réunions à quatre entre le Maroc, les États-Unis, l'Algérie et le Front Polisario.
Aucune des deux parties n'a fait de commentaires à la suite des réunions bilatérales qui se tiennent dans le cadre des réunions multilatérales qui se déroulent dans le secret absolu sur le Sahara occidental dans le cadre des pourparlers de Madrid promus par les États-Unis.

Le Département d'État américain a confirmé lundi que des délégations de haut niveau de Washington et des Nations Unies facilitent les pourparlers en cours à Madrid avec le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie pour tenter de résoudre le conflit du Sahara occidental qui dure depuis 50 ans.

Avec un message sur le réseau social

De son côté, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné ce lundi que la question du Sahara occidental était à l'ordre du jour des Nations Unies depuis longtemps.

Dujarric a mentionné qu'il y avait des délégations de haut niveau de l'ONU à Madrid et a apprécié le rôle de médiateur des États-Unis, mais a déclaré qu'il n'avait aucune information sur le résultat des conversions ni sur l'environnement dans lequel elles se déroulent, selon ce qu'il a déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation à New York.
Le Maroc ne parle pas

Le Maroc continue également sans commenter officiellement ces conversations, tout comme les médias officiels du pays. Cependant, certains médias comme Le bureauqui cite des sources proches du processus, a assuré que les pourparlers à quatre – entre le Maroc, les Etats-Unis, l'Algérie et le Front Polisario – n'ont pas abouti à un consensus sur la création d'un « comité technique » composé d'experts juridiques et sous la supervision des Etats-Unis et de l'ONU.

Le média a également noté qu'une nouvelle série de réunions est prévue pendant le mois de jeûne musulman du Ramadan, qui débutera dans moins de deux semaines.

Rencontres avec l'Algérie et la Mauritanie

Albares avait déjà tenu samedi des réunions bilatérales avec les ministres des Affaires étrangères d'Algérie et de Mauritanie, acteurs clés du conflit autour de l'ancienne colonie espagnole.

En plus des réunions de samedi, des sources des Affaires étrangères ont indiqué à EFE qu'au cours des prochains jours, Albares tiendra également des réunions bilatérales « avec d'autres représentants qui viennent à Madrid pour une réunion multilatérale ».

L'Espagne a administré le Sahara occidental entre 1884 et 1975, lorsqu'elle a signé les accords tripartites avec le Maroc et la Mauritanie, qui ont conduit à son retrait du territoire sahraoui sans organiser de référendum d'autodétermination soutenu par l'ONU.
Le Maroc défend un projet d'autonomie pour ce territoire qu'il occupe en grande partie, bien qu'il ne lui appartienne pas, tandis que le mouvement sahraoui Front Polisario et l'Algérie insistent sur la nécessité d'un référendum pour clarifier l'avenir du Sahara occidental. Selon l'ONU, c'est le dernier territoire non décolonisé d'Afrique.

Le gouvernement espagnol, présidé par le socialiste Pedro Sánchez, a soutenu le plan marocain en 2022, tandis que le président français Emmanuel Macron a rejoint cette position en 2024.

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