Quiénes son los españoles que siguen en cárceles de Venezuela

Qui sont les Espagnols encore détenus dans les prisons vénézuéliennes ?

Le Venezuela attend toujours la libération de centaines de prisonniers politiques. Des nouvelles sont également attendues d'Espagne. Après la libération de cinq personnes jeudi, il y a toujours des ressortissants espagnols dans les centres de détention et les prisons vénézuéliens, ont-ils confirmé à L'Indépendant plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, du Venezuela ou de l'étranger, dénombrent les militants et les hommes politiques toujours derrière les barreaux.

Selon le dernier rapport publié par Foro Penal, l'un des groupes qui travaillent pour aider les familles et amis des détenus, le nombre total de prisonniers politiques dans le pays reste à 809 personnes. Selon Human Kaleidoscope, une autre organisation, 24 libérations ont eu lieu depuis jeudi, sur fond de plaintes concernant le manque de confirmations officielles et l'attente angoissante de dizaines de proches aux portes des prisons. Un décès en détention a également été enregistré.

Parallèlement, le Comité pour la liberté des prisonniers politiques a mis à jour les listes de détenus ayant la double nationalité, parmi lesquels des citoyens vénézuéliens et espagnols qui restent emprisonnés sous des accusations liées au terrorisme ou à un complot. Selon la liste fournie à ce journal par le Comité pour la liberté des prisonniers politiques, les détenus ayant la double nationalité hispano-vénézuélienne qui restent incarcérés comprennent :

  1. Place Alejandro González de Canales
  2. Angela Lizbeth Exposito Carrillo
  3. Catalina Ramos
  4. Fernando Andrés Noya Contramaestre
  5. Ignacio Monllau Médina
  6. Jésus Ernesto Castillo
  7. Jorge Arturo Yéspica Dávila
  8. Jorge Enrique Alayeto Bigott
  9. Karen Sheydell Hernández Rodriguez
  10. Maria Auxiliadora Delgado Tabosky
  11. Montserrat Espinosa Irbern
  12. Sofía María Sahagún Ortiz
  13. Uaiparu Guerere López

Bien que la majorité de ces cas ne disposent pas d'informations officielles détaillées de l'État vénézuélien, plusieurs organisations ont documenté des dossiers dans lesquels des schémas se répètent : arrestations sans ordonnance du tribunal, longues périodes de détention au secret, défense publique imposée et transferts vers des centres de détention contrôlés par les agences de sécurité.

Le manque d’informations rend difficile l’identification des prisonniers espagnols. « Il est difficile d'avoir les mêmes données. Il y a beaucoup de personnes emprisonnées pour des raisons politiques. Il y a des proches qui ne se présentent pas par peur et des gens qui gardent le silence », explique Gabriela Buada, directrice de Kaleidoscopio Humano, à ce journal.

Liste des libérés

Certains des prisonniers espagnols détenus

Place Alejandro González de Canales : détenu par la DGCIM et sans plein accès à la défense

Le cas d’Alejandro González de Canales a acquis une notoriété publique particulière. Différentes informations l'identifient comme un ancien militaire (colonel à la retraite) et lié plus tard à l'industrie pétrolière. Il a été arrêté le 9 février 2024 par la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM). Les médias et les organisations ont rapporté qu'il était resté isolé et soumis à des restrictions dans sa défense privée.

Montserrat Espinosa Irbern : propriétaire d'une pizzeria, accusé de terrorisme

L'un des cas les plus sensibles est celui de Montserrat Espinosa Irbern, qui possède la double nationalité vénézuélienne et espagnole. Un rapport spécialisé sur les prisonniers de nationalité étrangère au Venezuela précise qu'elle a été arrêtée le 29 novembre 2024 par des responsables présumés de la DGCIM et qu'elle est restée en disparition forcée pendant plusieurs jours.

Espinosa et son partenaire, Roberto Baldo (vénézuélien-argentin), également détenu, possédaient une pizzeria à Los Palos Grandes (Caracas). Selon le rapport, Espinosa a été arrêté au siège de la PNB El Valle (Caracas).

Sofía María Sahagún Ortíz: disparue à l'aéroport alors qu'elle se rendait à Madrid

Sofía Sahagún Ortíz résidait à Caracas. Elle a été portée disparue le 23 octobre 2024 à l'aéroport international Simón Bolívar (Maiquetía), alors qu'elle s'apprêtait à se rendre à Madrid pour rendre visite à sa mère.

Selon les documents, sa famille n'a pas obtenu de confirmation formelle pendant des mois et finalement sa comparution au tribunal et sa détention au Centre des Poursuivis et Condamnés de la Zone Métropolitaine I de Caracas (ancien SEBIN Helicoide) ont été confirmées, sous des accusations de terrorisme.

Karen Sheydell Hernández Rodríguez : arrêtée après enquête pour « Opération Gedeón »

Karen Sheydell Hernández Rodríguez, sociologue de 38 ans ayant la double nationalité vénézuélienne et espagnole, arrêtée le 5 mai 2020. Le document indique qu'elle a été approchée par des fonctionnaires sans pièce d'identité et transférée sans permettre une communication immédiate avec des membres de sa famille ou des avocats, dans le cadre d'interrogatoires liés à la soi-disant opération Gedeón.

María Auxiliadora Delgado Tabosky : peine de 30 ans de prison pour des raisons liées au « magicide » de 2018

Elle a été initialement arrêtée en 2019, dans le cadre de procédures liées par les autorités à la tentative d'assassinat présumée d'août 2018 contre Nicolás Maduro. Selon le document, elle a été condamnée à 30 ans de prison et reste privée de liberté à l'INOF (Institut National d'Orientation de la Femme).

Libérations partielles et pression internationale

Ces derniers jours, de nombreuses libérations ont été confirmées par des organisations comme Foro Penal, même si elles insistent sur le fait qu'il s'agit d'un pourcentage minimum par rapport au nombre total de détenus. Cela n’atteint même pas 1% du nombre total de détenus.

En Espagne, des membres de familles et des militants ont organisé des rassemblements et des campagnes pour exiger la libération des prisonniers ayant la double nationalité, dénonçant le fait que plusieurs d'entre eux sont des otages politiques ou participent à des stratégies d'intimidation et de négociation.

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