Le Maroc s'unit autour de Ceuta et Melilla pour dissiper les dissensions internes

Un appel à une marche populaire au Maroc pour exiger la « libération » de Ceuta et Melilla se déplace en ligne

Aux déclarations incendiaires de certains ministres marocains qui remettaient en question la souveraineté espagnole de Ceuta et Melilla, s'ajoutent désormais les protestations populaires dans le pays voisin. Ainsi, un appel à manifester « pour réclamer la libération de Ceuta, Melilla et des îles occupées par l'Espagne » le 20 septembre a commencé à circuler sur les réseaux sociaux marocains.

« Appel à une marche populaire pour exiger la libération de Ceuta, Melilla et des îles occupées par l'Espagne : dimanche 20 septembre, avant les élections… Dieu soit loué », peut-on lire sur l'image diffusée par le journaliste Mustafa El Asri. Des milliers de goûts et des centaines de commentaires accompagnent le message moins de 24 heures après sa publication.

Une marche qui surgit dans le feu des manifestations qui ont eu lieu ce mercredi dans plusieurs villes espagnoles pour manifester leur soutien et leur solidarité à Ceuta, plus d'un mois après l'entrée massive de milliers d'immigrés dans la ville autonome. Aujourd'hui, le Maroc contre-attaque avec ce qui promet d'être une démonstration de force et un message clair : le sentiment marocain est que Ceuta et Melilla sont des villes « occupées » par l'Espagne, qui doivent être libérées.

Et, en outre, ils ajoutent un élément nouveau : « les îles occupées par l'Espagne ». Cette expression pourrait faire référence aux îlots situés sur la côte nord-africaine, où sont stationnés en permanence des militaires espagnols. C'est-à-dire le rocher de Vélez de la Gomera, les îles Alhucemas, les îles Chafarinas et l'îlot de Perejil. Mais il pourrait aussi s’agir des îles Canaries, que le Maroc revendique également depuis des décennies.

Si elle avait lieu, la manifestation aurait lieu trois jours avant la tenue des élections législatives dans le pays. Les Marocains enverraient ainsi un message clair à leurs responsables politiques, dans la lignée de ce qu'ont exprimé les ministres alaouites de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. Pour l'opinion publique marocaine, la « libération » des territoires espagnols d'Afrique du Nord reste une question de priorité nationale de premier ordre.

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