Un commentaire de Xi à Trump sur l'Ukraine obscurcit l'arrivée de Poutine à Pékin
La publication d'informations sur Temps Financier sur un prétendu commentaire que Xi Jinping aurait fait à Donald Trump lors de sa visite à Pékin tombait à un mauvais moment pour le dirigeant chinois. Selon les médias britanniques, le président du pays asiatique aurait assuré à son homologue nord-américain que Vladimir Poutine pourrait finir par regretter d'avoir envahi l'Ukraine. Des déclarations publiées quelques heures avant l'arrivée du président russe dans la capitale chinoise pour sa rencontre avec Xi.
Ce commentaire aurait eu lieu lors de la rencontre entre Xi et Trump la semaine dernière au Pakistan, dans le cadre d'une conversation sur le déroulement de la guerre en Ukraine. Si cela s'était produit, ce serait un événement inhabituel dans sa position sur le conflit entre moscou et Kiev. Et il semble peu probable que cela plaise à Poutine, qui arrive aujourd’hui en Chine dans le cadre du 25e anniversaire du Traité d’amitié entre leurs deux pays.
Après avoir publié la nouvelle de Temps Financierqui cite comme source des personnes proches de l'évaluation américaine de la visite de Trump, le gouvernement chinois a nié sa véracité. Selon EFE, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a assuré que les informations publiées par le journal britannique « ne correspondent pas aux faits et sont complètement inventées à partir de rien ».
En attendant l'arrivée de Poutine en Chine – qui aura lieu mardi après-midi – le Kremlin n'a pas encore commenté la déclaration de Xi à Trump. Durant les quatre années de guerre, l’administration chinoise a fait preuve de retenue dans ses évaluations de la situation en Ukraine. Les relations étroites entre leurs gouvernements ont motivé Pékin à ne pas se joindre aux sanctions imposées à la Russie pour l’invasion. En même temps, ils ont nié toutes les accusations de collaboration reçues au cours de ces quatre années.
Reste à déterminer si ces nouvelles informations affectent les négociations sur la fourniture de pétrole et de gaz russes à la Chine que Xi et Poutine envisagent de maintenir. La Russie est le principal fournisseur d’énergie du pays asiatique, désormais encore plus dépendant du commerce avec le Kremlin en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz. On s'attend donc à ce que la réunion de cette semaine aboutisse à de nouveaux accords sur cette question.
