Albares participera à la réunion sur Ormuz par vidéoconférence
L'Espagne participera ce vendredi à la vidéoconférence convoquée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer pour aborder la situation dans le détroit d'Ormuz, une route stratégique clé pour le commerce mondial de l'énergie dont l'activité a été gravement affectée par le conflit dans la région.
Comme l'ont confirmé des sources gouvernementales, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, représentera l'Espagne à cette réunion, au cours de laquelle les deux dirigeants européens tenteront de rassembler le soutien des pays « non belligérants » pour une éventuelle mission internationale visant à garantir la liberté de navigation.
Depuis l'Elysée, ils ont précisé que l'objectif est d'articuler une initiative « purement défensive » permettant de rétablir le trafic maritime dès que les conditions de sécurité le permettront, dans un contexte marqué par la fermeture quasi totale du détroit par l'Iran depuis le début de la guerre. Environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transite habituellement par cette route.
La réunion intervient après que la France et le Royaume-Uni ont déjà promu fin mars une première réunion avec des responsables militaires de 35 pays pour préparer une éventuelle coalition internationale, et quelques jours après que le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé son intention de prendre le contrôle du détroit.
Le gouvernement espagnol a réitéré qu'il suivait avec préoccupation l'évolution de la situation et défendait le droit à la libre navigation, tout en précisant qu'il ne participerait à aucune opération militaire liée au conflit avec l'Iran. Des sources de la Moncloa ont souligné que l'Espagne s'oppose à toute intervention militaire dans la région.
Cependant, l'exécutif s'est montré ouvert à soutenir une mission internationale sous l'égide des Nations Unies à l'avenir, à condition que les hostilités prennent fin et qu'il y ait un mandat clair de l'ONU pour garantir la sécurité dans le détroit.
En parallèle, Albares a encore insisté ce jeudi sur la nécessité de donner la priorité à la voie diplomatique dans les différents conflits ouverts dans la région. Lors d’un événement à Madrid, le ministre a exhorté Israël à « engager un dialogue de bonne foi avec le Liban » et à mettre fin aux hostilités contre ce pays, tout en exigeant que Beyrouth participe à tout cessez-le-feu.
Le ministre des Affaires étrangères a également condamné la récente intensification des attaques en Ukraine, qu'il attribue au refus de la Russie d'avancer vers une solution négociée. Dans tous ces scénarios, a-t-il réitéré, la position de l'Espagne est de promouvoir le dialogue, un cessez-le-feu et une solution diplomatique aux conflits.
