Human Rights Watch cuestiona las negociaciones entre Marruecos y el Polisario:

Les victimes sahraouies réclament leur inclusion dans la mémoire démocratique

La création récente de la Commission Vérité, annoncée par le Conseil de la mémoire démocratique le 25 mars 2026, a ravivé les revendications de diverses organisations pour inclure les victimes du Sahara occidental dans les politiques mémorielles. Pendant la domination espagnole, qui a duré entre 1884 et 1976, la population sahraouie a subi des persécutions et des répressions politiques, une réalité qu'actuellement la législation ne prévoit pas expressément dans ses articles.

Le rapport Sahraouis. Les autres victimes du franquisme et du post-franquismepublié en 2025, met en lumière des épisodes répressifs systématiques, comme les violences perpétrées lors de la manifestation de Zemla ou la disparition du leader Mohamed Bassiri. Le document dénonce le traitement discriminatoire de la soi-disant opération Golondrina, où la population espagnole d'origine européenne a été évacuée et indemnisée, tandis que les Sahraouis se sont retrouvés sans protection sous l'occupation militaire, un fait que les organisations qualifient ouvertement de discrimination raciale et de dette historique.

Compte tenu de l'opportunité historique que représente la constitution de cette nouvelle Commission Vérité, le Mémorial et les entités sahraouies ont soumis une série de requêtes formelles au Gouvernement. Plus précisément, ils demandent que le Sahara occidental devienne un axe de recherche spécifique au sein des politiques publiques de mémoire démocratique. Ils exigent en priorité la reconnaissance officielle de toutes les victimes et un accès sans restriction aux archives et aux documents historiques de l'État.

Les groupes exigent également l'incorporation du cas sahraoui dans le Plan de Mémoire Démocratique de l'État, favorisant la participation directe des victimes et de leurs proches dans les processus. Divers rapporteurs des Nations Unies ont déjà mis en garde contre la nécessité urgente d'appliquer des mécanismes de justice transitionnelle pour remédier aux héritages du colonialisme, citant l'Espagne et son rôle au Sahara comme un exemple clair où l'obligation de garantir des réparations efficaces persiste.

Après l’abandon du territoire, le Sahara occidental a progressivement et délibérément disparu des manuels pédagogiques espagnols, générant un profond vide historiographique. Cette amnésie institutionnelle fait qu’il est difficile pour la société espagnole de prendre conscience des conséquences humaines et politiques dramatiques de cette décolonisation ratée. Les associations insistent sur le fait que les violences commises pendant la dictature et la transition ne se sont pas limitées à la péninsule, mais ont plutôt durement touché les territoires sous administration coloniale.

Enfin, les organisations mémorielles avertissent que maintenir ce vide historique est inacceptable pour une démocratie à part entière qui cherche à se réconcilier avec son propre passé. Pour les défenseurs de cette cause, reconnaître les victimes sahraouies ne signifie pas rouvrir les blessures du passé, mais plutôt achever le processus démocratique espagnol, en garantissant définitivement qu'aucune personne réprimée ne soit exclue du droit inaliénable à la vérité, à la justice et à la réparation.

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