Les États-Unis révèlent l'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre
Le gouvernement des États-Unis a rendu public mercredi le texte intégral de l'accord conclu avec l'Iran pour mettre fin aux hostilités et garantir la réouverture du détroit d'Ormuz, l'une des principales routes du commerce mondial du pétrole.
Le protocole d'accord, composé de 14 points, a été présenté par un haut responsable de l'administration de Donald Trump lors d'un appel aux journalistes. Bien que l’accord ait été annoncé dimanche dernier, son contenu complet n’avait pas été dévoilé jusqu’à présent. La signature officielle est prévue ce vendredi en Suisse.
Le document établit la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris l'offensive israélienne au Liban, et fixe un délai initial de 60 jours pour que Washington et Téhéran négocient un accord de paix définitif. Ce délai peut être prolongé si les deux parties l'estiment nécessaire, selon EFE.
Dans le cadre des engagements pris, l'Iran autorisera le libre transit des navires à travers le détroit d'Ormuz, tandis que les États-Unis lèveront d'ici 30 jours le blocus maritime appliqué aux navires en provenance ou à destination des ports iraniens.
Le texte envisage également un large assouplissement des sanctions contre la République islamique. Washington s’engage à autoriser immédiatement le commerce du pétrole iranien, à faciliter l’accès aux fonds et avoirs gelés et à œuvrer pour lever toutes les sanctions, y compris celles soutenues par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, une fois qu’un accord final sera conclu.
En outre, les États-Unis promouvront, avec leurs alliés du Moyen-Orient, un plan de reconstruction de l'Iran évalué à 300 milliards de dollars et assoupliront certaines restrictions économiques pour favoriser son exécution.
Dans le domaine nucléaire, l'Iran réaffirme qu'il ne développera ni n'acquérira d'armes nucléaires et accepte de négocier avec les États-Unis un mécanisme de destruction de ses réserves d'uranium hautement enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Tant que les négociations se poursuivront, Téhéran maintiendra son programme nucléaire civil opérationnel et Washington s'engage à ne pas imposer de nouvelles sanctions ni accroître sa présence militaire dans la région.
