Fujimori et López Aliaga se préparent pour le deuxième tour au Pérou après un examen minutieux
La droite Keiko Fujimori, leader de Fuerza Popular, a réussi à arracher la première place à l'extrême droite Rafael López Aliaga (Renovación Popular) après le contrôle de près de 40% des voix lors de l'élection présidentielle tenue ce dimanche au Pérou. Avec ces résultats préliminaires, les deux candidats apparaissent comme les prétendants définitifs qui se disputeront la présidence lors d'un deuxième tour électoral prévu le 7 juin, selon des informations. EFE.
Le processus de dépouillement a montré une dynamique changeante tout au long de la journée, puisque López Aliaga a initialement dirigé le dépouillement en raison du dépouillement des votes des zones urbaines. Fujimori a cependant réussi à arriver en tête avec 17,16% des suffrages valables contre 16,7% pour son rival. Les projections de l'enquêteur Datum renforcent cette tendance, donnant Fujimori 16,8% et López Aliaga 12,9% dans leur décompte rapide, ce qui confirme pratiquement leur passage au second tour.
Dans un paysage électoral très fragmenté, le candidat centriste Jorge Nieto arrive en troisième position avec 13,98% des voix, suivi du populiste Ricardo Belmont avec 9,4%. Le reste du soutien est dispersé entre des personnalités telles que le comédien Carlos Álvarez (8,8%), le centre-gauche Alfonso López Chau (7,39%) et le gauchiste Roberto Sánchez, qui ferme la liste des principaux candidats avec 5,65%.
Si ces résultats se consolident, Keiko Fujimori affrontera son quatrième deuxième tour consécutif, après avoir déjà été battue lors des phases finales de 2011, 2016 et 2021 contre Ollanta Humala, Pedro Pablo Kuczynski et Pedro Castillo, respectivement. Cette nouvelle opportunité pour le leader de Fuerza Popular se produit dans un pays qui a eu huit dirigeants au cours des dix dernières années, embourbé dans une spirale de crises politiques constantes.
De son côté, Rafael López Aliaga arrive à cette étape décisive en tant que leader du parti du Renouveau Populaire. L'homme d'affaires conservateur a occupé la mairie de Lima jusqu'en octobre dernier, poste qu'il a abandonné spécifiquement pour se présenter à la tête de l'État, parvenant à capitaliser sur un soutien important qui lui donne désormais de réelles possibilités d'accéder à la présidence pour la période 2026-2031.
Le jour du scrutin a été marqué par de graves problèmes logistiques dans la distribution du matériel dans plusieurs districts de Lima, qui ont empêché de voter à 211 tables et ont laissé quelque 52 000 personnes sans exercer leur droit. Face à cet incident, le Jury des élections nationales (JNE) a ordonné la prolongation du vote jusqu'à ce lundi pour résoudre les retards et garantir la participation citoyenne à ces élections où plus de 27,3 millions de Péruviens ont été convoqués.
