La Russie expulse subitement le journaliste espagnol Xavier Colás

La Russie expulse subitement le journaliste espagnol Xavier Colás

D'une manière soudaine, le régime russe a expulsé le journaliste espagnol Xavier Colás, qui vient de présenter son livre Poutinistan. Un pays extraordinaire entre les mains d’un président extraordinaire. Xavier Colás, en poste à Moscou depuis 12 ans, a appris la nouvelle mardi alors qu'il allait chercher son visa, comme il l'a raconté L'indépendant déjà en dehors de la Fédération de Russie.

« J'avais déposé les papiers le matin et ils m'ont appelé pour me dire que mon nom figurait dans une base de données dans laquelle il était indiqué que j'étais une personne à qui on ne pouvait pas accorder de visa. Et comme celui-ci expirait mercredi à minuit, je « Ils nous ont exhortés à évacuer le pays dans les 24 heures. Je suis rentré chez moi et j'ai acheté un billet d'avion pour Istanbul », raconte le journaliste qui a publié ses chroniques dans Le monde et il a également collaboré à Onda Cero, Cuatro et Telecinco.

« Le soir, j'ai fait mes bagages en toute hâte. J'ai fait trois valises, ce qui est symbolique après ce séjour en Russie, et je suis allé à l'aéroport tôt le matin. Cela pourrait prendre des années avant que je puisse retourner dans ce pays », note-t-il. malheureusement.

Sur son compte X, anciennement Twitter, Xavier Colás a annoncé son départ de Russie. Il avoue qu'il « laisse trop de choses derrière lui » et qu' »il ne regrette rien ». Et il ajoute : « J'ai simplement fait mon travail : j'ai raconté ce qui se passe, j'ai parlé aux personnes qui en souffrent et j'ai expliqué qui est responsable de ce qui se passe ».

Avant d'être contraint de quitter la Russie, Xavier Colás a pu raconter comment Vladimir Poutine a renouvelé dimanche son mandat de président de la Russie jusqu'en 2030. Dans une analyse intitulée Un président accro au pouvoir et un pouvoir russe accro au présidenta écrit Colás après avoir appris la victoire écrasante de Poutine lors de ce vote, loin des canons démocratiques : « La Russie est passée d'une transition en faillite à une dictature avec de l'argent… Année après année, Poutine a aiguisé son pouvoir en éliminant les contrepoids. Le système judiciaire, la presse, le Parlement : tout est sous contrôle. »

En Russie, pour faire le travail qu’un journaliste doit faire, on est soit emprisonné, soit expulsé. « C'est la vie », disait Poutine à Xavier Colás. C'est ce qu'il a commenté lorsqu'on l'a interrogé sur la mort dans une prison isolée d'Alexeï Navalny, le dissident russe que les tribunaux dirigés par le Kremlin avaient condamné à la prison pour des crimes inventés afin de l'éloigner de la vie publique. C'est la vie en Russie. Si vous vous présentez et que le régime n’apprécie pas ce que vous dites, vous devez partir dans les 24 heures. Tout est sous contrôle.

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