EEUU impone nuevas sanciones a Irán tras unas negociaciones indirectas en Omán que Teherán tilda de

Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions à l'Iran après des négociations indirectes à Oman que Téhéran qualifie de « bon début »

Les États-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre des personnes, entités et navires prétendument liés au commerce « illicite » du pétrole brut iranien, une mesure qui coïncide avec la reprise des contacts indirects entre Washington et Téhéran à Oman, que l'Iran a qualifié de « bon début » pour réduire les tensions bilatérales.

L'Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a annoncé qu'il sanctionnait « plusieurs entités, individus et navires pour arrêter le flux de revenus que le régime de Téhéran utilise pour soutenir le terrorisme à l'étranger et réprimer ses citoyens », selon un communiqué commun des départements d'État et du Trésor.

Les mesures concernent 14 navires de la flotte dite « fantôme » iranienne, 15 entités – basées dans des pays comme l'Inde ou la Turquie – et deux personnes associées à la commercialisation de pétrole brut et de produits pétrochimiques en provenance d'Iran. Washington soutient que les exportations énergétiques iraniennes sont maintenues grâce à « un réseau de facilitateurs de transport illicite dans de multiples juridictions » qui recourent à la dissimulation et à la tromperie pour placer le pétrole sur les marchés de pays tiers.

Cette annonce intervient le jour même où les États-Unis et l’Iran ont tenu un nouveau cycle de négociations indirectes à Mascate, avec Oman comme médiateur. Depuis Téhéran, des sources officielles ont qualifié la réunion de « bon début », signe prudent d’un dégel après des mois de tension maximale.

Il s'agit des premiers contacts formels depuis les attaques croisées de juin entre l'Iran et Israël et les bombardements américains contre les installations nucléaires iraniennes qui, selon Washington, auraient paralysé la capacité d'enrichissement d'uranium de la République islamique. Les négociations précédentes, également tenues à Mascate l'année dernière, ont été interrompues après le déclenchement de la guerre dite des 12 jours entre l'Iran et Israël.

La coïncidence entre le renforcement des sanctions et l'ouverture d'une voie diplomatique reflète la stratégie de « pression maximale » de l'administration du président Donald Trump, qui combine sanctions économiques et volonté d'explorer une solution négociée.

Les pourparlers ont également lieu à un moment particulièrement délicat pour la République islamique, secouée en janvier par les manifestations les plus massives depuis sa fondation en 1979 et frappée par une profonde crise économique, une grave sécheresse, des pénuries d'électricité et de gaz et un mécontentement social croissant qui limite la marge de manœuvre du régime tant sur le plan interne qu'international.

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