Les Etats-Unis et l'Iran siègent en Suisse au premier jour des négociations après les nouvelles attaques israéliennes au Liban
Ce vendredi, les négociateurs iraniens et américains se sont rencontrés dans un complexe de luxe à Bürgenstock, une ville idyllique des Alpes suisses. Là, ils envisageaient de discuter d'un accord final qui servirait de continuation du mémorandum d'accord auquel ils étaient parvenus aux premières heures de dimanche à lundi. Toutefois, les équipes de Washington et de Téhéran ont décidé de reporter la rencontre.
C'était le gouvernement du pays hôte qui était chargé d'annoncer le retard de la nomination, par l'intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères. « Les négociations prévues entre les Etats-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées », a indiqué le ministère suisse des Affaires étrangères dans un bref communiqué. Même si les autorités suisses ont souligné que les travaux préparatoires au Bürgenstock se poursuivaient et que la Suisse restait « prête à faciliter les négociations », elles n'ont fourni aucune précision sur les raisons de l'annulation.
La Maison Blanche avait déjà confirmé dans la soirée que le vice-président JD Vance ne se rendrait finalement pas dans la station balnéaire exclusive des rives du lac des Quatre-Cantons pour rencontrer les Iraniens. L'exécutif nord-américain a affirmé que cette absence était due à des raisons logistiques, comme le rapporte EFE. L'agence a également rapporté ce jeudi que les délégations de Washington et de Téhéran ne se rendraient plus dans la ville suisse pour célébrer la signature officielle du mémorandum d'accord, après que le texte ait été ratifié par voie électronique par anticipation.
Bien que les raisons du report des négociations de vendredi soient inconnues, la décision intervient après les intenses attaques de l'armée israélienne contre les positions du Hezbollah au sud du Liban. Les bombardements ont fait 18 morts et 33 blessés. Cette offensive entre en contradiction avec le premier point du mémorandum entre les Etats-Unis et l'Iran, qui ordonne la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, même si Israël a déjà annoncé qu'il n'entendait pas respecter le cessez-le-feu. Au cours des dernières semaines, la République islamique a clairement indiqué que si Israël continuait à attaquer ses alliés, il n’y aurait pas d’accord.
Avec les négociations de vendredi, l'Iran et les États-Unis ont dû ouvrir une nouvelle phase diplomatique pour parvenir à un accord plus approfondi sur des questions telles que le programme nucléaire iranien ou la création d'un plan de reconstruction de la République islamique de 300 milliards de dollars. Ces négociations dureraient 60 jours, même si, selon le protocole d'accord signé cette semaine, cette période pourrait être prolongée si les deux parties en décident ainsi.
